Droits de l'Enfant: il reste du travail, même en Belgique

Droits de l'Enfant: il reste du travail, même en Belgique

Le 20 novembre 1989, la communauté internationale adoptait la Convention relative aux droits de l'Enfant. 25 ans plus tard, le monde est devenu clairement plus accueillant pour les enfants. Mais de nombreux combats restent à mener.

« Des progrès spectaculaires et importants. » Voici comment Anthony Lake, directeur général de l'Unicef, décrit l'évolution des conditions de vie des enfants à travers le monde depuis l'adoption de la Convention des droits de l'enfant. « Des objectifs communs et des efforts partagés peuvent transformer leur vie », se félicite-t-il en se retrouvant sur 25 ans de progrès.

Mais tout n'est pas rose. « Les moyennes statistiques cachent trop souvent les souffrances de beaucoup d'enfant », précise le responsable de l'Unicef. Il déplore le nombre trop élevé d'enfants délaissés, parce qu'ils vivent dans des zones difficiles d'accès, des communautés isolées ou ravagées par des conflits et catastrophes. « Nous ne pouvons pas prétendre que les droits de l'enfant sont respectés alors que 17.000 enfants de moins de cinq ans meurent encore chaque jour. Dans la plupart des cas de causes évitables. »

Si la reconnaissance des droits de l'Enfant (voir ci-contre) a permis des progrès notables, il faudra désormais compter sur une réduction de la grande pauvreté qui touche certains pays. « C'est évidemment un des facteurs qui pèse le plus lourdement sur l'amélioration de la santé et de l'éducation », constatent régulièrement les travailleurs des ONG actives dans l'aide au développement.

Cette question de l'amélioration des conditions de vie dans les pays les plus pauvres va justement agiter la communauté internationale au cours des mois à venir. Elle sera, d'ici peu, amenée à réfléchir aux priorités de l'après 2015, le programme qui succèdera aux Objectifs du millénaires pour le développement.

Anthony Lake espère que le sort des enfants se taillera une belle place au sein des nouvelles priorités. Et ce, dans l'intérêt de tous. « En investissant dans l'éducation des enfants, nous ouvrons la voie à la prospérité et à l'autonomisation. Chaque année supplémentaire de scolarisation entraine une hausse du revenu potentiel allant jusqu'à 10% », rappelle-t-il. « Cela contribue également à la formation de la prochaine génération de parents et de dirigeants. Ayant bénéficié d'une bonne santé, d'une éducation et d'une protection au cours de leur vie, ils seront plus à même de guider les générations suivantes. »

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