Développement durable : les infrastructures, la clé de la prospérité

Développement durable : les infrastructures, la clé de la prospérité

Dans les pays les moins développés, l'infrastructure de base est sous-dimensionnée. Dans le monde, 2,6 milliards de personnes n'ont pas accès à l'électricité, 2,5 milliards doivent se débrouiller sans infrastructures sanitaires de base, 800 millions ne disposent pas d'eau potable et 1 à 1,5 milliard n'ont pas une bonne liaison téléphonique. Plus de 4 milliards de personnes n'ont également pas accès à l'internet. Pourtant, une connexion peut être une riche source de connaissances et d'informations, et contribuer ainsi à l'innovation et l'entrepreneuriat.

En Belgique, 82% de la population dispose d'une connexion internet, ce qui est un bon score. Néanmoins, beaucoup de personnes ne possèdent pas les compétences numériques nécessaires. De plus, certains groupes sont laissés à quai. C'est ainsi que, au niveau mondial, 33,4% des femmes ayant un niveau d'éducation peu élevé n'ont encore jamais utilisé internet, contre 25,5% chez les hommes.

En Belgique, les files posent problème

En Belgique, c'est surtout le trafic qui fait figure de point noir. Pour désencombrer les routes congestionnées, il faudra multiplier les transports publics et favoriser l'utilisation du vélo. Actuellement, l'auto (et la moto) est utilisée pour 76% du transport total dans notre pays. Les Nations Unies visent le chiffre de 65% d'ici 2030 et même 50% à long terme.

Les investissements dans la recherche sont aussi un moteur important de la croissance économique. Ils sont mentionnés dans les Objectifs de développement durable au même titre que les investissements dans l'infrastructure et l'industrie. La Belgique consacre près de 2,5% de son PIB à la recherche et au développement. C'est plus que la moyenne européenne de 2%, mais moins que l'objectif de 3% que veut atteindre l'UE d'ici 2020.

«Nous ne nous rendons pas compte de la valeur que peuvent avoir nos vieux appareils»

Chez «urban mining», on récupère les matières premières des appareils électroniques. Marjolein Scheers, porte-parole d'Umicore, explique comment on procède.

Qu'est-ce qu'«urban mining»?

«Chez urban mining, les métaux ne sont pas extraits par exploitation minière, mais ils sont recyclés au départ des appareils électroniques que nous utilisons dans la vie quotidienne. Nous récupérons par exemple les métaux des cartes de circuits imprimés des ordinateurs, des GSM et des catalyseurs des voitures.»

De quels métaux s'agit-il?

«Nous pouvons recycler dix-sept métaux différents. Il s'agit par exemple d'or, d'argent et de cuivre. Les matériaux sont d'abord fondus, ensuite nous en extrayons les métaux étape par étape. De 35.000 GSM, nous retirons environ 1 kg d'or et pas mal d'autres métaux.»

Pouvons-nous recycler encore mieux?

«Actuellement, seule une petite partie des appareils électroniques est récoltée. On oublie généralement les appareils plus petits. Les gens ne se rendent pas toujours compte de la valeur que ces appareils renferment encore. Dans un smartphone, il y a encore environ 1 à 1,5 €de matériaux réutilisables.»

J'ai un vieux GSM qui traîne chez moi, quelle est la meilleure chose à faire avec?

«Vous pouvez rapporter vos vieux GSM et vos autres appareils électroniques au parc à conteneurs ou dans un point de recyclage de Recupel.»

Les scories métalliques qui subsistent après le recyclage pollueraient nos cours d'eau, selon une étude rapportée par Apache. Comment concilier cela avec objectifs durables?

«Les scories d'Umicore à Hoboken sont utilisées depuis de nombreuses années déjà dans les travaux de renforcement des digues. Nous avons pour ce faire l'autorisation de l'OVAM après plusieurs études d'impact. Il existe actuellement de nouvelles normes UE qui protègent encore davantage les organismes vivant dans les eaux de surface. Sur base d'études supplémentaires, une nouvelle autorisation d'utilisation va être demandée. Jusque-là, Umicore ne va plus fournir de produits pour cette application.»