Des révélations "troublantes" redonnent du crédit à la théorie de la fuite d'un laboratoire

Des révélations "troublantes" redonnent du crédit à la théorie de la fuite d'un laboratoire

C'est le Figaro qui, ce mardi, est revenu sur cette « polémique ». D'après le quotidien français, des scientifiques ont demandé à la Chine de publier des données manquantes (ils veulent un accès à leurs documents confidentiels), afin d'éclaircir un faisceau d'indices troublants.

De quoi s'agit-il concrètement, alors que, visiblement, la piste du pangolin semble s'éloigner ? On reparle donc du virus qui aurait pu s'échapper d'un laboratoire sécurisé de Wuhan, comme l'expliquent nos confrères de Sudinfo.

De nouveaux éléments

Vendredi dernier, près de 30 chercheurs d'une dizaine de pays, baptisé « le groupe de Paris », ont interpellé l'Organisation Mondiale de la Santé « sur les lacunes structurelles, procédurales et analytiques d'une étude (il s'agit en fait d'un rapport sur les origines de la pandémie de Covid-19 copilotée par les autorités chinoises et des experts internationaux qui, sans donner de conclusions définitives, écartait la piste de la fuite du nouveau coronavirus d'un laboratoire de Wuhan) dans une lettre publique appelant « à une enquête rigoureuse, sans a priori, et à une plus grande transparence de la Chine ».

« Il y a des zones d'ombre évidentes qui demandent des explications afin de pouvoir, ou non, écarter définitivement cette hypothèse », estime Virginie Courtier-Orgogozo, biologiste à l'Institut Jacques Monod de Paris, citée par Le Figaro.

Différentes pistes envisagées

Ce mardi soir, Christophe Giltay a également évoqué sur le plateau du RTLInfo 19h les différentes pistes pouvant expliquer l'origine de la pandémie de Covid-19. Le virus était apparu en Chine, et certains penchent pour sa fuite accidentelle d'un laboratoire de Wuhan.

Notre confrère de RTL détaillait : « Une piste est privilégiée. En 2012, dans une ancienne mine de cuivre du Yunnan (Chine), 6 hommes qui nettoyaient du guano de chauvesouris ont été contaminés et ont développé des pneumonies sévères. Trois en sont morts. Des échantillons provenant de ces hommes ont été envoyés à l'institut de virologie de Wuhan qui a identifié un virus très proche de l'actuel Covid-19. Désormais, l'accès à la mine est impossible. L'entrée est surveillée par des caméras. Or, s'il y a une chose de sûre dans cette épidémie, c'est qu'elle démarre à Wuhan. On se souvient que la première piste était celle de viande de Pangolin vendue dans un marché local. Aujourd'hui, cette thèse est abandonnée. Si ce marché est bien le premier centre de contamination publique, le vecteur pangolin semble désormais abandonné. Il pourrait s'agir d'autres animaux d'élevage : chien, vison, civette, etc. On peut imaginer qu'un chercheur de l'institut de Wuhan ait porté sur lui le virus et l'ai propagé à l'extérieur. Il est possible aussi qu'en travaillant sur ce virus de 2012, le laboratoire de Wuhan ait créé un mutant qui se soit lui aussi échappé ».

Les scientifiques réclament donc… l'accès aux documents chinois. Et ce n'est pas gagné pour l'instant !