Des habits pornos pour les bébés font polémique

Des habits pornos pour les bébés font polémique

"Star de film XXL à la retraite", "B... -moi comme une star du porno", "Tu sens le porno", ou encore  "Non maman n'aime pas dans le c..., je suis là, non ?" voici le genre de phrases qui ont été imprimées sur des habits pour bébés. Bodys ou autres layettes, les vêtements aux messages obscènes étaient proposés par le site de vente en ligne CafePresse. 123 articles étaient ainsi disponibles dans une catégorie nommée "Sexe adulte XXX vêtement bébé pornographique" comme le rapporte le Daily Mail. Des slogans qui se sont attirés les foudres de Collective Shoute, un mouvement de lutte contre l'objectivation des femmes et la sexualisation des petites filles dans les médias, les publicités et la culture populaire.

Outre sa vulgarité certains vêtements faisaient également la promotion du viol. Une chemise pour enfant reprenait en effet la phrase "Non veut dire oui, oui veut dire sodomie" disponible sur des t-shirts pour adultes. "Des slogans comme ça se moquent des agressions sexuelles et sapent les efforts déployés par la société pour renforcer l'idée qu'il y a des limites", explique Melinda Liszweski, membre de l'association. La vente de ces habits a ainsi entraîné une campagne sur les réseaux sociaux pour inciter le retrait des vêtements. La page Twitter du site a d'ailleurs été bombardée de messages de clients exprimant leur colère concernant les produits.

Alors que CafePress avait déjà évoqué une faille informatique pour justifier la mise en ligne de ce genre de vêtements il y a deux ans après l'interpellation de Collective Shout, il  se serait aujourd'hui excusé par un simple message sur Twitter.  "Nous sommes désolés que de telles images aient pu apparaître sur le site. Nous les avons supprimées et sommes en train de rechercher la source". Un porte-parole de CafePresse aurait cependant assuré au Daily Mail Australia  "que ces créations ne reflètent pas le point de vue des employés de cafePress et nous regrettons toute offenses causée par les images en question".

— CafePress (@cafepress) 22 Novembre 2014

 

 

Ph: DR