Débarrassée de l'être humain, la nature reprend ses droits à Fukushima

Débarrassée de l'être humain, la nature reprend ses droits à Fukushima

Comme à Tchernobyl, la nature a repris ses droits autour de l'ancienne centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Sciencepost rapporte qu'un scientifique a posé des pièges photographiques afin de dresser un état des lieux de la situation. En 120 jours, il a capturé 267.000 photos, permettant d'identifier 20 espèces. C'est dans la zone strictement inhabitée qu'il a constaté la plus forte présence animale. « Nos résultats représentent la première preuve que de nombreuses espèces sauvages sont maintenant abondantes dans la zone d'évacuation de Fukushima, malgré la présence de contamination radiologique », observe le biologiste.

L'exemple de Tchernobyl

Trente ans après la pire catastrophe nucléaire, la zone hautement contaminée autour de la centrale de Tchernobyl, abandonnée par ses habitants, s'est transformée en une réserve unique où prospèrent des animaux sauvages.

«Quand les gens sont partis, la nature est revenue»,résume Denis Vichnevski, ingénieur en chef de la «zone d'exclusion», qui se situe dans un rayon de 30 km autour du site accidenté. On ne sait pas encore combien de temps durera la zone d'exclusion autour du site de Fukushima.