Contrôle sanitaire dans une orgie: ‘Carte d'identité!' Nous ne portions même pas un slip, comment pouvions-nous la montrer?'

Contrôle sanitaire dans une orgie: ‘Carte d'identité!' Nous ne portions même pas un slip, comment pouvions-nous la montrer?'

La soirée organisée par David Manzheley dans la nuit de samedi dernier devrait rester dans les mémoires. La police a interrompu la soirée d'orgie qu'il organisait à son domicile. Il ne s'agirait là que d'une énième lockdown party, si l'un des invités de cette soirée gay ne se trouvait pas être un député du parti ultraconservateur hongrois Fidesz. Celui-ci a été rattrapé par la police en mauvaise posture, alors qu'il tentait de fuir par une corniche le long du mur, avec des stupéfiants dans son sac à dos. Interpellé, l'homme a fait valoir son immunité parlementaire.

«Tout le monde avait déjà eu le coronavirus»

L'organisateur de la soirée ne connaissait pas son invité, qui se trouvait être un ami d'ami. "Lors de mes fêtes, j'invite toujours quelques amis, qui à leur tour invitent quelques amis. On parle un peu, on boit un peu, et nous avons aussi des relations sexuelles. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à cela ! Nous sommes tous des adultes consentants", explique-t-il à Het Laatste Nieuws. Il réfute les accusations d'irresponsabilité liées à la crise sanitaire. «Nous avons organisé cette soirée de manière responsable. J'ai invité dix amis et ils ont été autorisés à amener les leurs à une condition: tous les invités devaient déjà avoir eu le coronavirus et ne devaient présenter aucun symptôme.» Il estime que ces précautions étaient suffisantes, soulignant l'approbation de deux infirmières. "Il y avait aussi deux infirmières présentes, elles ne pensaient pas non plus que c'était dangereux."

Les fêtards ont été dénoncés par des voisins, qui se sont plaints du bruit. «Tout à coup, plein de policiers se trouvaient dans mon salon», explique l'organisateur. «‘Carte d'identité! Tout de suite!' Mais nous ne portions même pas un slip. Comment pouvions-nous dès lors montrer notre carte d'identité?», raconte-t-il. C'est à ce moment que Jozsef Szajer a tenté de prendre la fuite, en profitant du bref moment de confusion qui a régné.

Un eurodéputé pointé du doigt par les associations de défense des LGBT

L'eurodéputé s'est fait connaitre, en autres, pour son soutien à la politique ultra conservatrice de Viktor Orban en Hongrie. Il a notamment travaillé sur la rédaction de la nouvelle constitution du pays, qui précise que la Hongrie doit «protéger l'institution du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme». Ce texte est accusé par les organisations de soutien aux LGBT d'être à la base des discriminations dont ils sont victimes dans le pays.

https://twitter.com/panyiszabolcs/status/1333773937185067010?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1333773937185067010%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Ffr.metrotime.be%2F2020%2F12%2F01%2Factualite%2F767872%2F

L'eurodéputé, membre du Parti populaire européen (PPE, centre-droit), avait annoncé dimanche sa démission et son retrait de la vie politique pour raisons personnelles, à la surprise générale, en pleine crise entre l'UE et Budapest. Pour justifier sa démission, il avait évoqué sa lassitude de la lutte politique, ajoutant avoir l'intention de poursuivre sa vie publique «dans un registre intellectuel de plus long terme».