Charles Michel ne veut pas rouvrir le dossier communauaire

Charles Michel ne veut pas rouvrir le dossier communauaire

«La liste d'articles révisant la Constitution votée en commission à la Chambre est une folie communautaire. Je m'opposerai à l'ouverture d'articles communautaires depuis le gouvernement», a déclaré le chef du gouvernement.

https://twitter.com/CharlesMichel/status/1113727375173402626

L'initiative du Premier ministre a suscité des réactions au parlement. Le chef de groupe Ecolo-Groen, Kristof Calvo, a réclamé la présence de M. Michel lors du débat en séance plénière. Le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), a assuré le député qu'un contact serait pris.

«Je ne peux pas accepter que le Premier ministre refuse de parler avec nous mais s'adresse au reste du monde», a souligné M. Calvo. Le chef de groupe N-VA, Peter De Roover, a abondé dans le même sens. «Ce qui vient de se passer va très loin», a-t-il déclaré.

Tensions dans la coalition gouvernementale

Au sein de la coalition, l'heure était également à l'indignation à l'Open Vld. «C'est particulièrement indécent. C'est une chose qu'un Premier ministre ne peut faire alors que l'un des acteurs achève son processus de révision de la Constitution», a asséné le chef de groupe, Patrick Dewael. Le point sera, à tout le moins, abordé au cours des questions d'actualité.

La Chambre se prononcera ce soir ou cette nuit en séance plénière sur sa liste d'articles à réviser. L'inscription de l'article 1er a été acquise en commission par le vote de la N-VA, de l'Open Vld et du CD&V. Les objectifs des uns et des autres divergent toutefois. Les nationalistes -qui veulent déclarer révisables tous les articles de la Constitution- ne cachent pas pas leurs ambitions confédérales. Les libéraux et les chrétiens-démocrates ont quant à eux assuré leurs collègues francophones qu'ils ne poursuivaient pas de dessein communautaire mais souhaitent par le biais de l'article 1er inscrire certains principes fondamentaux de la démocratie belge.