Attaque de Liège : interrogations face à la violence après la case prison

Attaque de Liège : interrogations face à la violence après la case prison

«Les revoilà ces images, brouillées, de gens qui fuient, ces cris, ces appels à se protéger, à se planquer. Les revoilà suggérés, ces mots dont on espérait être débarrassés -acte terroriste, radicalisation...», déplore Béatrice Delvaux, qui signe l'édito du Soir. «Viendra le temps des réponses à apporter aux questions qui se posent déjà suite à un geste à ce stade inexplicable», poursuit-elle. Ces réponses cibleront «le sujet très complexe de la radicalisation islamique en prison», prédit-elle.

«Pourquoi abattre un passant? Au nom d'un prétendu radicalisme -qui reste à déterminer- et qui délivrerait un permis de tuer?», s'interroge aussi Philippe Martin, qui signe l'édito des titres L'Avenir. «Même s'il apparaît que Benjamin Herman était fiché, depuis l'an dernier, par la Sûreté de l'État et que cette radicalisation peut résulter de ses divers séjours en prison, le parcours de l'intéressé ressemble davantage à la cavale sanglante d'un criminel de droit commun, en totale rupture avec la société, qu'à une forme quelconque de terrorisme islamique.»

La radicalisation en prison est néanmoins «le talon d'Achille de notre sécurité», assène Dorian de Meeûs dans La Libre Belgique. «Régulièrement considéré comme un risque, le phénomène est pourtant une réalité incontestable. La première des menaces serait d'en sous­-estimer l'enjeu.» Il appelle à «revoir la lutte contre le radicalisme en prison pour que les établissements pénitentiaires belges ne soient plus des nids à jihadistes».