Après 10 ans de captivité, deux belugas retrouvent enfin l'océan

Après 10 ans de captivité, deux belugas retrouvent enfin l'océan

Après un périple de près de 9.500 km, Petite Blanche et Petite Grise, deux bélugas, ont rejoint leur nouveau cadre de vie : un sanctuaire marin unique, conçu pour accueillir des centaines de cétacés qui vivaient auparavant en captivité.

Depuis dix ans, ces deux femelles étaient maintenues en captivité dans un aquarium chinois, où elles donnaient des spectacles aux visiteurs en échange de poisson. Auparavant, elles étaient en Russie, dans un centre de recherches. Ainsi, elles n'avaient plus vu la lumière du jour, ni nagé en plein océan depuis qu'elles étaient toutes petites.

C'est la société Merlin Entertainments, qui a racheté l'aquarium de Shangaï en 2012, qui a choisi de les ramener dans leur environnement naturel. Ce lundi, les associations Sea Life Trust et Whale and Dolphin Conservation, responsables de ce projet, ont annoncé qu'elles étaient enfin arrivées à bon port !

We can now announce the fantastic news that Little White and Little Grey are safely in the bay! ? They will stay in the sea sanctuary care pools for a short time to acclimatise until they are ready to move into the wider bay. Updates to follow! ?? https://t.co/iPjNp1Kqoh pic.twitter.com/Sqc1WnrS6z

— Whale and Dolphin Conservation (WDC) (@whalesorg) August 10, 2020

Un périple terre-air-mer

Les belugas, qui ont une espérance de vie de 40 à 60 ans, sont âgées de 12 ans et pèse chacune près de 900 kg. Pour ce long voyage entre Shangaï et l'Islande, c'est un équipement de protection sur mesure qui a été conçu. Un camion, un avion-cargo et un remorqueur portuaire se sont succédé pour le transport. Auparavant, les animaux avaient été préparés pour vivre ce périple dans les meilleures conditions possibles.

Dans un premier temps, Petite Blanche et Petite Grise ont été relâchées dans un bassin spécial de la baie de Klettsvik, le temps de s'acclimater à cette liberté retrouvée. D'ici quelques semaines, elles retrouveront le vaste océan.

Ce sanctuaire unique poursuit un double but : à la fois réintégrer des animaux dans leur environnement naturel, mais aussi sensibiliser les touristes à leur bien-être et à leurs conditions de vie.