Manifestations, « La Boum 2 », horeca: ce que l’on sait de ce 1er mai sous haute tension

Ph. Belga

Ce 1er mai ne sera pas seulement la fête du travail. Entre manifestations et ouverture des terrasses, la police aura sans doute du pain sur la planche. Tour d’horizons des différents éléments à tenir à l’œil en ce samedi.

« La Boum 2 »

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles et le parquet de Bruxelles ont diffusé un communiqué commun, vendredi, invitant à ne pas se rendre à la « Boum 2 », annoncée pour samedi dans le Bois de la Cambre. Quelque 9.000 personnes se sont dites « intéressées » par cet événement publié sur Facebook.

« L’autorisation n’a pas été donnée pour l’événement ’La Boum 2’, annoncé sur les réseaux sociaux et qui devrait avoir lieu dans le Bois de la Cambre samedi, le 1er mai. La police surveillera l’événement et renforcera sa présence », ont annoncé les autorités.

Diverses manifestations

Dans le cadre de la fête du travail du 1er mai, « de nombreuses organisations politiques ont demandé l’autorisation de se rassembler dans le respect des mesures sanitaires conformément à l’arrêté ministériel. Beaucoup ont été acceptées, le bourgmestre a refusé la tenue de manifestations liées à l’extrême-droite (Nation) et de toute autre contre-manifestation », détaille un communiqué de la Ville.

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, interdit donc la manifestation prévue samedi par le mouvement d’extrême-droite Nation dans la Cité ardente et toute autre forme de contre-manifestation, annonce-t-il. La décision a été prise en concertation avec le chef de corps de la zone de police de Liège, Christian Beaupère, et le procureur du Roi Philippe Dulieu.

Et l’horeca?

Un des secteurs complètement oublié par les mesures de déconfinement est celui de la culture. Comme l’Horeca, il compte bien réaliser la promesse qui lui avait été faite de pouvoir rouvrir ce premier mai. « Et ce samedi 1er mai sera particulièrement foisonnant, parce que la Journée Internationale du Travail symbolise notre volonté de renouer avec nos métiers et avec leur dimension publique », expliquent-ils dans un communiqué.

Réunis depuis plusieurs mois sous le vocable « Still standing for culture », ils ont fait savoir que 80 lieux culturels de Wallonie et Bruxelles allaient rouvrir leurs portes entre le 30 avril et le 8 mai, tout en respectant bien sûr un protocole sanitaire strict.

Les restaurateurs membres du collectif « Wallonie Horeca » n’ouvriront finalement pas leurs terrasses ce 1er mai. Ce collectif avait annoncé, en protestation contre les mesures sanitaires, vouloir ouvrir leurs terrasses dès le 1er mai, alors que le comité de concertation a décidé d’autoriser cette réouverture une semaine plus tard, le samedi 8 mai.

« Le 1er mai, c’était surtout une action symbolique », a indiqué Mme Migliore. « Les proportions que ça a pris ont dépassé nos espoirs. On avait beaucoup de restaurateurs qui étaient prêts à la faire. Mais il faut avouer que le gouvernement a déployé l’artillerie lourde (amendes, suspension du droit passerelle, etc.). On nous propose soit d’exprimer notre colère, soit de nourrir notre famille. À un moment donné, on n’a pas envie d’être crucifiés sur la place publique. Est-ce que le mouvement s’est essoufflé ? Forcément. » La restauratrice a annoncé ouvrir le 1er mai, mais uniquement pour proposer des plats à emporter (take away).