Les bornes d’appel d’urgence vont disparaître des autoroutes

Belga / N. Maeterlinck

Les postes téléphoniques de secours présents tous les deux kilomètres sur les autoroutes et principales nationales de Wallonie seront remplacés par l’application Edwige dès samedi, indiquent vendredi la Sofico et le SPW Mobilité et Infrastructures. Ils ne seront plus opérationnels à partir de ce 1er mai.

En cas de panne, les usagers devront se servir de l’application Edwige pour entrer en relation directe avec le centre Perex, le centre de gestion et de surveillance du trafic.

Les postes téléphoniques étaient de moins en moins utilisés ces dernières années. En 2018, 1.181 appels ont été recensés, pour 837 en 2019. Leur entretien et leur maintenance représentaient un budget d’environ 1 million € par an, précisent la Sofico et le SPW Mobilité et Infrastructures.

Une appli, plusieurs fonctionnalités

«La nouvelle application Edwige est un pas de plus vers la modernisation du réseau routier et une gestion optimisée du trafic», souligne le ministre de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo). «C’est aussi un service supplémentaire pour les usagers, qui pourront entrer en contact direct avec la permanence du centre Perex, tant pour un besoin d’assistance que pour signaler un danger sur le réseau.»

La géolocalisation de l’application contribuera à coordonner les interventions nécessaires. L’application permet aussi de signaler un conducteur fantôme ou tout autre incident, comme un objet sur la voirie ou la présence d’animal. Un bouton «112» est proposé au cas où la personne se trouve en situation de détresse.

«Tous les jours, nous pouvons être confrontés à une panne de véhicule sur autoroutes ou nationales. Se retrouver immobilisé le long de grands axes de circulation est excessivement dangereux. L’espérance de vie en bande d’arrêt d’urgence est réduite à 20 minutes», souligne la ministre de la Sécurité routière, Valérie De Bue (MR). «Dans ces situations, un appel rapide et une communication correcte de sa localisation sont essentiels pour permettre une intervention efficace.»

L’application est disponible en français, néerlandais, allemand et anglais. Les utilisateurs qui parlent une autre langue peuvent échanger par écrit avec l’opérateur grâce à un système de traduction automatique dans les deux sens.

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