D’ici cinq ans, seule la voiture de société électrique sera fiscalement avantageuse

Tolga Akmen / AFP

D’ici 2026, seule la voiture de société électrique sera fiscalement avantageuse, c’est ce qu’a annoncé le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem.

Ce mardi, le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem, a dévoilé son projet de loi concernant l’écologisation des voitures de société. Le projet de loi du ministre prévoit notamment que les voitures particulières neuves achetées à partir du 1er janvier 2026 et dont les émissions ne sont pas nulles ne seront plus déductibles d’impôts. En revanche, il n’y aura pas d’impact financier négatif sur les voitures de société actuellement en circulation.

Du changement dès 2023

Le changement commencera dès 2023 avec une réduction progressive de l’avantage fiscal pour les nouvelles immatriculations de voitures de société à carburant fossile.

Renta, la fédération des loueurs de véhicules, souligne, la complexité fiscale supplémentaire à venir. « Pour les véhicules achetés avant le 1er janvier 2023, les règles actuelles continueront à s’appliquer après 2026, à condition que la valeur CO2 WLTP soit appliquée aux commandes passées après le 1er septembre 2021. Mais à partir de ce moment-là, les entrepreneurs devront presque emmener leur comptable dans les showrooms automobiles pour y voir clair. Le régime transitoire est trop compliqué », assène la fédération des loueurs de véhicules.

Les hybrides rechargeables et les véhicules équipés d’autres technologies propres pénalisés ?

La Fédération belge de l’automobile et du cycle (Febiac), Traxio, qui représente le commerce et la réparation automobiles et des secteurs connexes, et Renta, la fédération des loueurs de véhicules, ne comprennent cependant pas que le gouvernement pénalise fiscalement les hybrides rechargeables ou les véhicules équipés d’autres technologies propres.

Le secteur automobile se demande si tous les conducteurs de voitures de société et le gouvernement lui-même seront prêts à la transition écologique. « De nombreux points d’interrogation subsistent autour des énergies vertes, des réseaux électriques, du déploiement des infrastructures de recharge, des tarifs de recharge publics, de la facture énergétique, etc. », pointe la Febiac.

Selon elle, il est prématuré de mettre tous ses œufs dans le panier de la voiture entièrement électrique et la porte doit au moins rester ouverte aux hybrides rechargeables économiques.

Les camionnettes et les motos qui émettent du CO2 seront, elles, toujours déductibles à hauteur de 50% à partir du 1er janvier 2026.