Dirk Devroey « très pessimiste » après les assouplissements annoncés lors du Codeco

Belga / D. Waem

Le professeur Dirk Devroey craint que les assouplissements décidés par le gouvernement ne relancent la troisième vague.

Les assouplissements annoncés mercredi lors du comité de concertation vont-ils arriver trop tôt au vue de la situation épidémiologique chez nous ? Oui, selon le professeur Dirk Devroey interrogé par Het Laatste Nieuws. « Les politiques auraient dû annoncer il y a trois semaines un vrai confinement pour que les chiffres diminuent et que l’on puisse assouplir maintenant », explique-t-il. Fin mars, M. Devroey faisait en effet partie des partisans d’un lockdown « strict mais court où personne ne va travailler, pas même les ouvriers ou les ouvriers du bâtiment, et dans lequel les écoles ferment ».

Le professeur de la VUB indique que ce n’est « vraiment pas le moment d’assouplir » car si « nous regardons les chiffres réels, nous constatons une augmentation du nombre de cas ». « Nous approchons d’un taux de positivité de 10, ce qui est énorme. Il y a actuellement 941 personnes en soins intensifs, ce qui est aussi énorme. Je crains que ces assouplissements ne fassent qu’aggraver la troisième vague », conclut-il.

« Pas de marge de manœuvre »

Hier, le virologue Marc Van Ranst avait déjà évoqué le « jeu dangereux » du gouvernement. « Nous devons nous rendre compte que la situation reste très précaire. Les hôpitaux sont remplis à ras bord, il n’y a pas de marge de manœuvre pour le moment », avait de son côté souligné l’infectiologue et présidente du groupe d’experts GEMS Erika Vlieghe.

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