Test de Lost Words: Beyond the Page – Le jeu le plus émouvant de l’année

Un an après sa discrète sortie sur Stadia, le jeu Lost Words Beyond the Page débarque sur PlayStation, Xbox, Switch et Steam. L’occasion pour un grand nombre de joueurs de découvrir cette petite pépite.

« Lost Words : Beyond the Page » est le premier jeu du petit studio britannique Sketchbook Games, composé d’une dizaine de personnes dont Rhianna Pratchett. Cette scénariste anglaise au CV impressionnant a notamment écrit le scénario de Mirror’s Edge, du remake de Tomb Raider sorti en 2013 et de sa suite, Rise of the Tomb Rider. Après ces blockbusters, elle a pris la plume pour un projet beaucoup plus intimiste : « Lost Words : Beyond the page ».

Le jeu raconte l’histoire d’Izzy, une jeune fille qui rêve de devenir écrivaine et qui vient de recevoir son premier journal intime. Dans la petite vie d’Izzy, il y a ses parents, son petit frère Ben, Pinky son chat qui a peur des souris, et surtout, sa grand-mère qui compte énormément pour elle. « Lost Words » alterne sans cesse entre deux phases de jeu à la direction artistique et au gameplay très différents.

Un jeu au concept original

Tout d’abord, il y a ces moments où le joueur vit ce que la jeune fille raconte dans son journal. Ces phases de jeu se déroulent directement à l’intérieur des pages du journal, illustrées de très belle manière par des dessins et des aquarelles.  À la manière d’un jeu de plate-forme, il faut marcher sur certains mots pour déclencher des animations, que les pages se tournent et que l’histoire se poursuive. Il faut également jouer avec les mots, les déplacer et les utiliser à bon escient. Le tout en suivant la voix d’Izzy qui narre ce qu’elle écrit et en étant bercé par une musique envoûtante. C’est très simple, mais c’est original et de toute beauté.

Entre ces phases qui se déroulent dans le journal de la jeune fille, le joueur est plongé dans le monde d’Estoria et dans l’histoire qu’elle imagine pour fuir son quotidien. « Lost Words » devient alors un jeu de plateforme un peu moins magique et envoûtant, mais pourtant toujours très original. Sa particularité est d’utiliser les mots pour déclencher des actions à l’écran et ainsi progresser dans les niveaux. Le joueur peut ainsi choisir des pouvoirs comme « relever », « casser » ou encore « réparer » en les sélectionnant dans son carnet.

« Il est rare qu’un jeu transmette autant d’émotions »

À travers l’histoire d’Izzy et sa relation avec sa grand-mère, « Lost Words » évoque de manière toujours très juste des thèmes forts tels que le deuil, la construction de soi ou encore la culpabilité. Le résultat est terriblement touchant et émouvant. Il est rare qu’un jeu transmette autant d’émotions. Ici, il n’y a pas de « Game Over ». Le défi n’est pas très relevé. Il est même quasiment absent. Mais le but n’est pas là.

« Lost Words : Beyond the Page » est un voyage d’un peu moins de 5h de jeu rempli de poésie et d’émotions. C’est une œuvre qui touche en plein cœur. Mention spéciale pour la narration, la bande-son et les dessins à l’aquarelle. Pour son premier jeu, Sketchbook  Games réalise une petite pépite, triste mais qui fait du bien, et signe probablement le jeu le plus émouvant de l’année.

Cerise sur le gâteau : « Lost Words : Beyond the page » est disponible, uniquement en téléchargement, à 14,99 €.

Découvrez le trailer de lancement :

REVIEW OVERVIEW
Lost Words : Beyond the Page
SOURCEThomas Wallemacq