La construction de nouvelles pistes cyclables a un impact positif sur le trafic cycliste

Belga / L. Dieffembacq

Selon une étude menée par des chercheurs allemands, le trafic à vélo a progressé jusqu’à 48% dans les villes européennes qui ont investi dans des pistes cyclables, même éphémères, depuis le début de la crise liée à la Covid-19.

Depuis le début de 2020, de nombreux pays ont mis en place une politique de développement des pistes cyclables afin de favoriser les déplacements « propres » à vélo. La majorité des grandes villes européennes disposent aujourd’hui d’un réseau de plus en plus important permettant de circuler (plus ou moins) en sécurité à vélo en ville, sans avoir à utiliser sa voiture ni même les transports en commun.

Des chercheurs du Mercator Research Institute on Global Commons and Climate Change (MCC) et de l’Université de Berlin ont analysé une multitude de données en provenance de plus de 100 villes européennes et ont observé entre le début et la fin de 2020 une progression allant de 11% à 48% du trafic à vélo, selon les cas. Ces différences s’expliquent par le nombre et l’emplacement des capteurs servant à comptabiliser le nombre de cyclistes en circulation, mais aussi par la qualité des réseaux de transports publics, la densité de la population ou tout simplement la météo.

De nouvelles pistes

Ils notent également qu’en seulement quatre mois, de mars à juillet 2020, pas moins de 11,5 km de pistes cyclables provisoires ont été en moyenne construits dans chacune des villes observées. Cet effort s’explique aussi par le coût de construction au kilomètre d’une piste cyclable éphémère qui est relativement faible, de l’ordre de 9.500 euros à Berlin par exemple.

Cette étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), compile les données de 736 compteurs référençant les passages à vélo installés dans 106 villes européennes.