Une usine de faux vaccins découverte en Chine

Ph. Zumapress

Des milliers de doses de faux vaccins ont été saisies en Chine mais aussi en Afrique du Sud. Ce n’est que « la face émergée de l’iceberg », selon Interpol.

Il n’a pas fallu attendre très longtemps. Depuis le début de l’année, des vaccins qui ne proviennent pas directement des producteurs et des firmes pharmaceutiques sont vendus illégalement. Le prix d’un vaccin pouvant attendre jusqu’à 1.000 $ sur le dark web. Le 12 janvier dernier, l’autorité de surveillance des produits thérapeutique suisse mettait en garde contre de faux vaccins Covid-19 vendus en ligne et soulignait les risques pour la santé.

Enfin, la semaine dernière, c’est la Commission européenne qui indiquait que des gouvernements de différents pays à travers le monde se sont vu offrir jusqu’à 400 millions de doses de « vaccins fantômes » qui pourraient en réalité n’être que des solutions salines dans de petits flacons.

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80 personnes arrêtées en Chine

Le phénomène est tel qu’on apprenait la semaine dernière que l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et l’agence européenne de police criminelle Europol avaient lancé des enquêtes sur ce sujet. Ces investigations ont rapidement porté leurs fruits. Ce 3 mars, Interpol a annoncé qu’environ 2.400 doses de faux vaccins ont été saisies en Afrique du Sud et qu’un réseau de vaccins contrefaits a été démantelé en Chine.

Après avoir suivi les tuyaux d’Interpol, les autorités chinoises ont identifié  un réseau de vente de vaccins contrefaits contre le Covid-19. La police a même découvert une véritable usine de vaccins contrefaits. 80 personnes ont été arrêtées sur place et plus de 3.000 faux vaccins ont été saisis.

Ph. Interpol

« La face émergée de l’iceberg »

Selon Interpol, il ne s’agit que de « la face émergée de l’iceberg » et le phénomène devrait encore prendre de l’ampleur. « Tout vaccin promu sur des sites web ou sur le ‘darknet’ ne sera pas légitime, n’aura pas été testé et peut être dangereux », a rappelé le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock.