«Je ne pense pas qu’assouplir les mesures en mars soit une bonne idée»

Ph. Belga

Ce vendredi, les autorités devront à nouveau se prononcer quant à d’éventuels assouplissements, suite au report de leur décision la semaine passée. Aux vues des chiffres, le virologue Steven Van Gucht estime qu’il faudra attendre le mois d’avril pour prendre des décisions en faveur d’un déconfinement…

Entre le 24 février et le 2 mars, il y a eu en moyenne 151,6 admissions à l’hôpital par jour, soit une augmentation de 21 % par rapport à la période de référence précédente. Au total, 1.903 personnes sont hospitalisées en raison du Covid-19, dont 425 patients traités en soins intensifs, selon les chiffres de l’Institut de santé publique Sciensano mis à jour mercredi matin.

Entre le 21 et le 27 février, 2.394 nouvelles contaminations ont été dépistées en moyenne par jour, en hausse de 9 % par rapport à la semaine précédente. Les chiffres de différents indicateurs sont, comme on peut le constater, en hausse ces derniers jours. Ceux-ci avaient causé le report d’une semaine des décisions du Codeco, qui se prononcera à nouveau vendredi prochain.

L’avis de Van Gucht

Dans une interview livrée à « Het Laatste Nieuws », le porte-parole interfédéral et virologue Steven Van Gucht a estimé qu’il était trop tôt que pour envisager des assouplissements, estimant en premier lieu que le nombre de cas allait augmenter dans nos écoles:  » Pour le moment, ce n’est pas trop mal, mais les écoles n’ont ouvert que depuis les vacances de printemps. Au cours de cette semaine et de la prochaine, nous pouvons nous attendre à ce que des éclosions soient signalées ici et là (…) De nombreux virus circulent dans la population générale. Cela aura un impact sur les écoles. »

 » Je ne pense pas qu’assouplir les mesures en mars soit une bonne idée. Si cela devait se produire, il faut que ce soit des questions qui ne présentent aucun risque supplémentaire. Il est important de garder du recul pour les mois d’avril et mai. Mieux nous maîtrisons maintenant la situation, plus nous pouvons nous détendre.  Je ne vois que le véritable assouplissement se produire à une date ultérieure. Cela doit être fait de manière durable », a-t-il conclu.