Geert Molenberghs voit des raisons de rester positif malgré les derniers chiffres du coronavirus

Belga / N. Maeterlinck

Si les nouvelles contaminations et hospitalisations à cause du coronavirus sont toujours en hausse en Belgique sur une période de sept jours, le tableau n’est pour autant pas tout noir. Selon le biostatisticen Geert Molenberghs, certains indicateurs sont même « encourageants ».

C’est le cas notamment de la hausse des nouvelles infections qui tend à ralentir. « La semaine dernière, l’augmentation était de l’ordre de 25%. Aujourd’hui, elle est autour de 12%. Cette augmentation diminue donc de jour en jour. Nous espérons que cela continue », se réjouit M. Molebnerghs pour Het Laatste Nieuws. La progression du taux de positivité, qui a augmenté d’1,7% en quelques jours, semble également stagner, poursuit le biostatisticien.

« L’évolution est moins défavorable qu’elle ne pourrait l’être, mais il est encore trop tôt pour dire qu’il s’agit d’une augmentation temporaire de cas. La situation sera plus claire dans les prochains jours », nuance-t-il.

Les ados et leurs parents touchés

Le biostatisticien précise que ce sont chez les adolescents et leurs parents quadragénaires que les nouvelles contaminations sont les plus marquées. Rien de bien étonnant étant donné que les ados peuvent de nouveau s’adonner à leurs hobbies, alors que leurs parents sont de plus en plus nombreux à ne pas respecter l’obligation du télétravail.

« Les adolescents ont beaucoup de contacts entre eux, et naturellement aussi avec leurs parents quadragénaires qui se rendent de plus en plus au travail. Or, de nombreux clusters proviennent du lieu de travail », poursuit M. Molenberghs. « Les quinquagénaires et sexagénaires sont un peu moins susceptibles d’aller travailler. Ils sont plus prudents, car ils savent qu’ils font partie d’un groupe à risque », ajoute de son côté le virologue Marc Van Ranst.

Enfin, Geert Molenberghs a fait le point sur les variants. Il a pointé que « 70% à 80% » des nouvelles contaminations sont dues au variant britannique, alors que celui sud-africain circule à la côte.

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