FFP2, en tissu ou doublés : Yves Van Laethem fait le point sur les masques les plus efficaces

AFP / M. Bertorello

Lors de la dernière conférence de presse de Sciensano, l’infectiologue Yves Van Laethem a rappelé quels masques étaient les plus sûrs pour se protéger du coronavirus. Une mise au point qui intervient juste à temps pour la réouverture des salons de coiffure, une reprise qui va mener à un million de contacts étroits supplémentaires par semaine. «Et ce, alors que le virus continue de circuler», a mis en garde le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19.

Les salons de coiffures rouvrent ce samedi et le masque jouera un rôle majeur pour éviter une reprise de l’épidémie, ce qui retarderait d’éventuels nouveaux assouplissements. Alors que des interrogations ne cessent d’apparaître sur le masque le plus adéquat, Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, a enfoncé le clou: le bon masque est celui qui est correctement porté.

«Le masque est pratiquement devenu un nouveau vêtement (ce dont nous nous serions bien passés) mais, comme un t-shirt, il doit être à notre taille», a souligné Yves Van Laethem. Pour bien protéger, le masque doit être adapté à la morphologie du visage, couvrant du menton au nez, sans bâiller sur les côtés.

Pour placer au mieux son masque, le porte-parole déconseille de croiser les élastiques mais renvoie vers une autre technique, qui consiste à faire un nœud avec les élastiques au plus près de la structure du masque afin d’éviter que celui-ci ne baille sur les côtés.

Masques en tissu : privilégiez ceux avec filtre

Les masques en tissus doivent être assez épais. Deux couches sont recommandées et «le nec plus ultra est d’avoir un espace» pour insérer un filtre en papier. Une barrette au niveau du nez permettra également de mieux ajuster la protection.

Le virologue a également rejeté l’idée d’appliquer la recommandation des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis de porter un masque chirurgical, auquel on superpose un masque en tissu. Ce double masque est «chaud et mène à davantage de difficultés pour parler, ce qui fera que vous allez vite l’abandonner ou ne pas l’utiliser».

Pas besoin d’un FFP2 au quotidien

Les masques FFP2 ne sont également pas recommandés pour un usage quotidien. S’ils sont nécessaires dans les endroits avec un risque significatif de dispersion de microaérosols (par exemple lorsqu’on intube un patient), après une heure d’utilisation, son port devient inconfortable, le masque étant plus chaud et offrant une plus grande résistance à la respiration.

«Le fait de bien porter son masque est le plus important», a martelé Yves Van Laethem, rappelant qu’il fallait se désinfecter les mains lors de la manipulation du masque, qui ne doit être touché que par les élastiques. Le masque doit aussi être changé dès qu’il est mouillé ou au minimum après huit heures (ou après quatre heures d’utilisation intensive).

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