Pierre-Yves Jeholet tacle Frank Vandenbroucke qu’il considère comme alarmiste et anxiogène

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Le ministre-président de Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet, et la ministre francophone de la Jeunesse, des Sports et de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny ont appelé mardi matin en radio à ne pas paniquer face à l’évolution de la pandémie et à prêter attention aux jeunes, désespérément en besoin de perspectives.

Le message est clair: ce n’est pas le moment de restreindre encore la présence à l’école, et il faudrait même envisager pour l’avenir la reprise de certaines activités. La Fédération Wallonie-Bruxelles prend ainsi une position bien différente de celle de la Flandre.

« On ne peut pas toujours nous imposer dans le nord du pays ce qu’on va faire dans le sud »

Ce qu’assume le ministre-président, mardi matin au micro de Bel RTL: « On ne peut pas toujours nous imposer dans le nord du pays ce qu’on va faire dans le sud (…) Non, les francophones ne sont pas sous pression », affirme Pierre-Yves Jeholet. Une réunion entre ministres fédéraux et des entités fédérées consacrée à la jeunesse aura lieu jeudi, mais le ministre-président francophone appelle surtout au calme et à l' »objectivation » de la situation.


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« Frank Vandenbroucke ne mesure pas la panique qu’il crée »

Il tacle en passant le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke. « J’en appelle au sang froid, y compris du ministre de la Santé. Il a été alarmiste, anxiogène, dimanche. Il ne mesure pas la panique qu’il crée », insiste Pierre-Yves Jeholet, évoquant les propos du socialiste sur l’importance potentielle des contaminations dans le cadre scolaire.

Pierre-Yves Jeholet rappelle qu’une restriction supplémentaire de la présence à l’école ne se fera qu’en « dernier recours ». Les experts « du nord comme du sud », actuellement, ne le recommandent pas, ni de fermer complètement les écoles, assure-t-il.

« Une extrême prudence pourrait conduire à sacrifier la jeunesse »

Même son de cloche du côté de la ministre Valérie Glatigny, interrogée sur La Première (RTBF). Comme le ministre-président, elle aborde également la nécessité de « donner des perspectives » aux jeunes, que ce soit les 12-18 ans via une future reprise de certaines activités extrascolaires (sport, etc.) ou les 18-25 via un retour partiel dans les auditoires.

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« Je pense qu’une extrême prudence pourrait conduire à sacrifier la jeunesse, et que les mesures qu’on prend pourraient avoir à terme des conséquences beaucoup plus dramatiques que le mal qu’elles sont censées combattre », souligne la ministre. « Il est difficile de continuer à regarder les étudiants dans les yeux et de leur dire que s’ils ont un mal-être, ils peuvent appeler un numéro vert. La vraie mesure pour leur permettre d’aller mieux, c’est de permettre par exemple une reprise du chemin des auditoires (pour les étudiants du supérieur), et une reprise des activités en extérieur ou avec protocole pour les 12-18 ans ».

Sur ce dernier point, « on n’y est pas encore », cependant, nuance-t-elle. On attend « une stabilisation des chiffres », d’être « rassuré par rapport aux variants ». Pour l’enseignement supérieur, Valérie Glatigny espère en revanche que les étudiants puissent revenir partiellement sur le campus dès mars.