«On a une épidémie dans l’épidémie» : le variant britannique va devenir le dominant en Belgique

AFP / J. Thys

Le variant britannique du coronavirus va inéluctablement devenir le variante dominant en Belgique. Aujourd’hui, 25% des nouvelles contaminations constatées sont dues à cette variante, a indiqué dimanche le biostatisticien Geert Molenberghs (KU Leuven/UHasselt) au micro de la VRT.

Cette estimation a été calculée sur la base d’échantillons. «Tant au laboratoire de Louvain qu’à celui de Liège, on arrive à la même estimation», ajoute le professeur Molenberghs.

L’expert juge la situation actuelle assez préoccupante en raison des chiffres qui repartent à la hausse et des nombreux foyers. «Ce n’était pas complètement inattendu», explique-t-il, renvoyant à des pays comme l’Angleterre, l’Irlande et l’Ecosse où les assouplissements des mesures et le variante britannique «ont rapidement fait déraper les choses». «Nous avons gagné un peu de temps en n’assouplissant pas, mais nous savons maintenant depuis quelques jours ou semaines que le variante britannique circule chez nous.»

L’efficacité des vaccins en question

Interrogé plus tôt dans la matinée, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a également fait part de ses inquiétudes face à la propagation rapide des variants dans notre pays : « on a maintenant une épidémie dans l’épidémie », a-t-il déclaré dans « De zevende dag« .

« Les données sont alarmantes. Ces virus mutants progressent rapidement partout en Belgique », pointe le ministre. « Il y a danger en vue. Certes, nous voyons la ligne d’arrivée grâce aux vaccins. Mais sur la route il y a encore un danger, et ce danger est celui des variants ».

Concernant l’efficacité des vaccins actuels sur ces nouveaux variants, Frank Vandenbroucke dit attendre des informations supplémentaires venant des laboratoires. « Nous ne sommes pas sûrs que le vaccin fonctionnera pour le variant sud-africain », note-t-il toutefois.