Elle se souille parce qu’un supermarché lui interdit l’accès aux toilettes, malgré sa maladie

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En France, Sylvie Brasseur a décidé de raconter son quotidien après un événement humiliant qu’elle a vécu le 13 janvier dernier, certainement celui de trop. Cette ancienne coiffeuse, à cause de sa maladie, a demandé l’accès aux toilettes à un supermarché, mais celui-ci lui a été refusé pour des raisons sanitaires. Elle n’a pas pu faire autrement que se souiller, et déplore l’humiliation vécue… 

Depuis 2002, Sylvie doit vivre avec la maladie de Crohn, une pathologie qui dérègle complètement son système digestif, au point de provoquer des diarrhées et autres crises de douleurs incontrôlables. Afin d’éviter les accidents, elle est toujours équipée de sa carte « urgence toilettes », fournie par la fondation AFA (Association François Aupetit).

Malheureusement, malgré la présentation de cette carte, l’accès aux toilettes lui a été refusé par le magasin pour des raisons sanitaires. « J’étais en transpiration, toute blanche. J’ai senti qu’il allait se passer quelque chose, mais on m’a refusé l’accès aux toilettes. Tout est parti sur le parking. J’étais en pleurs devant ma voiture et souillée jusqu’aux bottes. Après avoir chargé mes courses, je suis rentrée chez moi. Je me suis précipitée dans la baignoire, tout habillée », raconte-t-elle avec dépit à l‘Est Républicain.

Pas une première fois

L’ancienne coiffeuse raconte que c’est loin d’être la première fois qu’elle vit cette mésaventure, et elle souhaite faire évoluer sa situation: « Je souhaite faire bouger les choses. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, mais c’est la fois de trop. »

Du côté du magasin de la chaîne Lidl, on s’excuse platement de cet incident: « Nous regrettons l’incident et avons adressé à notre cliente nos plus sincères excuses pour le désagrément subi. En cette période de crise sanitaire sans précédent, nous mettons en place un protocole dans l’ensemble de nos supermarchés en France afin de limiter la propagation du virus et demandons des mesures en ce sens à nos salariés. Ils sont donc invités à respecter et faire respecter les règles en matière d’hygiène pour assurer la sécurité de tous, nos clients comme les collaborateurs. »

Des excuses qui ne sont pas suffisantes pour Sylvie, qui les a refusées. Son témoignage est censé faire avancer « une cause centrale » à ses yeux.