De l’Art Nouveau à la photographie contemporaine

Belga / Jasper Jacobs

Si la vie culturelle est réduite à la portion congrue, elle n’en est pas morte pour autant. Prenons le temps d’apprécier ce qu’un petit nombre d’institutions nous permettent encore de découvrir. Surtout quand c’est l’occasion de s’en mettre plein les yeux. 

L’Hôtel Solvay devient un musée

Belga / Jasper Jacobs

L’Hôtel Solvay, un joyau architectural caché situé sur l’avenue Louise à Bruxelles, sera dorénavant ouvert au public comme musée grâce à une collaboration avec la Région bruxelloise. Récemment, l’organisme régional urban.brussels a reconnu l’Hôtel Solvay comme institution muséale.

Auparavant seules des visites privées étaient envisageables. Désormais, cette référence architecturale sera désormais accessible au grand public le jeudi et le samedi. «Cette ouverture est la première étape qui vise à faire de l’Art Nouveau une pierre angulaire de notre citymarketing en augmentant l’accessibilité, la visibilité de notre patrimoine unique au monde. Malgré le Covid et en respectant les mesures sanitaires, les musées sont ouverts », a commenté le secrétaire d’Etat en charge du Patrimoine, Pascal Smet.

Ce remarquable hôtel particulier de style Art Nouveau, a été conçu par l’architecte Victor Horta pour l’industriel Armand Solvay, le fils d’Ernest Solvay, et son épouse Fanny Hunter, à partir de 1894. Les travaux de construction et d’aménagement dureront 8 ans. Il s’agit d’une des réalisations les plus abouties de l’oeuvre de l’architecte de renommée mondiale qui a bénéficié d’un budget quasi illimité pour le réaliser. En outre, il s’agit d’un des bâtiments de Horta les mieux conservés.

L’immeuble prend place sur une parcelle de 15 m à front d’avenue et se développe de 20 à 25 m en longueur. La parcelle traverse l’îlot pour aboutir rue Lens; au-delà du jardin se trouvent les anciennes écuries. L’hôtel Solvay est classé comme monument depuis 1988. Le jardin et les anciennes écuries sont, eux, classés comme monument en totalité par arrêté depuis 1999. Depuis 2003, l’hôtel est inscrit, à l’instar d’autres œuvres bruxelloises de Victor Horta, sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Du street-art en exposition

Hyer

L’Atelier ArtHouse présente, jusqu’au 14 février à Chaudfontaine, le travail de trois talentueux Liégeois autour du thème de l’art urbain. Hyer, Anthony Malamba et Olivier Hoffait ont comme passion commune le « street art » ou l’art urbain.

Le premier, Hyer, est issu du mouvement graffiti et s’est orienté vers le portrait. « Il utilise le street art comme un exutoire, un besoin viscéral de s’exprimer », selon le communiqué de l’Atelier ArtHouse.

Anthony Malamba, alias Kong le Foudeur, est un graphiste et pop artiste belge qui puise son inspiration dans les bandes dessinées, dessins animés, mais aussi dans la mode, les marques phares et les tendances.

Mieux connu sous le blase « Soke », Olivier Hoffait est quant à lui membre du collectif artistique liégeois « La Cabane ». Amateur d’art, d’architecture et de graphisme, il détourne images et portraits pour en faire des scènes éclectiques.

La photo à l’heure du confinement

Photo Hangar

Le centre d’art, Hangar, a lancé la 5e édition du PhotoBrussels Festival. Jusqu’au 27 mars, les 27 photographes sélectionnés présentent lors de cette grande exposition thématique leur vision du confinement sous le thème du « monde intérieur ».

Pas moins de 420 artistes confinés en Europe ont répondu au « Call for European Photographers », lancé pendant le premier confinement. Au final, les 27 projets sélectionnés rappellent la condition de « confiné » à travers une scénographie immersive.

Chaque photographe dévoile sa vision du « monde intérieur », faisant ainsi voler en éclat l’univers pesant de la quarantaine, le temps d’une exposition. Ils exprimeront à travers leurs œuvres la résilience humaine avec humour, empathie et amour, selon les organisateurs de l’exposition.

Equipé d’un plan de Bruxelles, le public est invité à passer d’une exposition photographique à une autre, dans des lieux d’art emblématiques ou des espaces moins connus, dont le centre d’art, Hangar, est le point de départ.

Le PhotoBrussels Festival plonge ainsi la capitale dans l’art de la photographie dans des lieux tels que Bozar (malheureusement fermé au moins jusqu’à lundi pour cause d’incendie), Wiels, Le Musée Juif de Belgique ou encore Geopolis et l’Enfant Sauvage.