Les promotions restent plutôt masculines

Les hommes restent davantage bénéficiaires de promotions au cours de leur carrière que les femmes (33% contre 21%), ressort-il d’une étude de Randstad Research. Ils sont avantagés dès le début de leur carrière; chez les moins de 25 ans, ils sont déjà 25% à avoir pu grimper au moins un échelon, contre à peine 14% des jeunes femmes, même si celles-ci sont en moyenne plus qualifiées. « Ce fossé à un très jeune âge est d’autant plus frappant que l’âge moyen auquel les femmes quittent le foyer parental est de 24 ans et que l’âge moyen auquel elles ont leur premier enfant est de 29 ans », souligne Randstad. Cet écart ne s’expliquerait donc pas par la responsabilité supposée plus féminine des tâches ménagères et familiales, mais s’ancre déjà dès le début de la carrière. Pour Sébastien Cosentino de Randstad, « il n’est pas à exclure que certaines femmes anticipent dès leur début de carrière un futur rôle mêlant foyer et travail rémunéré », mais « le comportement de la direction peut également jouer un rôle ». Enfin, la cause pourrait également être recherchée dans les aptitudes à la négociation. Tous genres confondus, c’est dans la tranche des 25-34 ans qu’ont lieu la plupart des promotions (38%), pour redescendre ensuite à 29%.