Il s’injecte des champignons hallucinogènes qui le consument de l’intérieur

Ph. AFP

C’est une histoire qu’on croirait sortie d’un scénario de science-fiction, pourtant elle a bien eu lieu aux Etats-Unis, plus précisément dans l’Etat d’Arizona. D’après le site Gizmodo, qui cite la revue Science Direct, un homme a été hospitalisé pendant environ un mois car les champignons hallucinogènes qu’il avait consommés sous forme de thé le dévoraient de l’intérieur.

L’homme, d’une trentaine d’années, a été admis aux urgences car sa famille le trouvait confus. Là, les médecins ont découvert que le patient, qui était bipolaire, avait consommé des champignons hallucinogènes sous forme liquide après les avoir fait bouillir dans de l’eau. Il se serait ensuite injecté la solution dans les veines, dans l’espoir que ce mélange fonctionne comme traitement contre sa bipolarité.

Mais les effets ont été bien pires qu’espéré. Quelques jours avant son admission à l’hôpital, le patient avait déjà souffert de diarrhée et de vomissements. Mais ce n’était rien comparé à ce qui l’attendait. Les médecins ont en effet découvert que les champignons ont commencé à le dévorer de l’intérieur, provoquant une double infection bactérienne et une infection mycosique.

Un traitement prometteur

Résultat, plusieurs organes du patient ont commencé à défaillir, notamment ses reins et ses poumons. Le malheureux a dû être traité durant 22 jours à l’hôpital, dont huit en soins intensifs, avant d’être sauvé. Grâce, notamment, à des antibiotiques et des antifongiques. Aujourd’hui, il est toujours sous traitement mais sa vie est hors de danger.

D’après les auteurs, il faut remonter à 1985 pour retrouver un cas similaire dans la littérature scientifique. Les auteurs précisent également que la consommation correcte de champignons hallucinogènes, c’est-à-dire par voie orale, semble être un traitement prometteur pour les personnes souffrant de dépression et de troubles mentaux. En novembre dernier, l’Etat de l’Oregon a d’ailleurs légalisé cette substance dans le cadre des traitements psychiatriques. D’autres Etats pourraient lui emboîter le pas prochainement.