Ces deux girafes naines intriguent les scientifiques

Ph. Pixabay

Pour la toute première fois, deux girafes naines ont été observées sur le continent africain : une en Namibie, la seconde en Ouganda. Ces deux cas de nanisme chez le plus grand mammifère au monde étonnent particulièrement les scientifiques : « cela montre à quel point nous en connaissons peu sur ces animaux emblématiques ».

Deux girafes naines ont récemment été découvertes en Afrique. Ces deux mâles sont deux fois plus petits que la normale. Plus étonnant encore : leur cou est de taille moyenne, ce sont leurs pattes qui sont extrêmement courtes et trapues.

« Il s’agit des premiers cas de nanisme chez les girafes rapportés dans la littérature scientifique. Cela montre à quel point nous en connaissons peu sur ces animaux emblématiques », a déclaré la Fondation pour la protection des girafes.

GCF researchers recently spotted two dwarf giraffe in Namibia and Uganda. These adult male giraffe are the first dwarf…

Publiée par Giraffe Conservation Foundation sur Samedi 2 janvier 2021

Une découverte fascinante

« Nous avons été très surpris », indique Julian Fennessy, co-fondateur de la Fondation à l’agence Reuters. La plupart des girafes mesurent entre 4,5 et 6 mètres. Les scientifiques de la Fondation ont découvert deux spécimens de très petite taille : le premier en Namibie (2,6m) et le second en Ouganda (2,8m).

Dans leur étude, publiée dans le journal scientifique de référence BMC Medicine, les chercheurs expliquent leur petite taille par une dysplasie squelettique, soit des anomalies dans la croissance des os. Cette forme de nanisme affecte les êtres humains et animaux domestiques, bien plus rarement les animaux sauvages, soulignent-ils.

« Ce que nos chercheurs ont découvert sur le terrain est absolument fascinant », poursuit le spécialiste. « Malheureusement, il n’y a sans doute aucun avantage à cette condition »,regrette Julian Fennessy. Il craint d’une part que ces girafes aient des difficultés à se nourrir, et donc à survivre, et d’autre part qu’elles ne puissent jamais se reproduire avec leurs homologues de taille standard.