Les métiers de la santé sont devenus moins attrayants en raison du coronavirus

BELGA / DIRK WAEM

La crise sanitaire due au coronavirus a sapé l’attractivité des métiers de la santé, constate le spécialiste des ressources humaines Randstad dans une analyse.

L’attractivité des professions a clairement diminué au cours des deux dernières années. Sur les 20 professions sélectionnées par Randstad, soit 10 dans le secteur des soins et 10 en dehors, aucune n’a pu démontrer une évolution positive. Les 10 métiers de la santé retenus connaissent une baisse d’attractivité moyenne de 12,1 points de pourcentage, contre une moyenne de 7 points pour les professions extérieures aux soins de santé. Les professions affichant la plus forte baisse d’attractivité, selon Randstad, sont celles de pharmacologue (24 points de pourcentage), pharmacien (17 pp), professeur d’université (16 pp), sage-femme (16 pp), infirmier et médecin (toutes deux 13 pp).

Salaire, vie privée-pro, conditions de travail

D’autres métiers de la santé, comme celui de chirurgien (12 pp) ou d’aide-soignant en gériatrie (10 pp), reculent également fortement. « La tendance est très claire : toutes les professions sélectionnées sont moins attractives en 2020 qu’en 2018. Comme l’attractivité des professions n’évolue pas rapidement, tout semble indiquer que cette baisse trouve sa source dans la pandémie de coronavirus et le premier confinement », explique Sébastien Cosentino, expert du marché du travail chez Randstad, cité dans un communiqué.

Il est un point sur lequel le coronavirus n’a pas eu d’influence: le premier critère d’attractivité d’une profession est le niveau du salaire perçu. Mais l’équilibre travail-vie privée, de bonnes conditions de travail, une sécurité d’emploi et un travail varié sont d’autres critères importants. « Le fait que l’image des métiers de la santé ait davantage souffert de la crise du coronavirus que les autres professions constitue, vu leur importance pour la société, une source d’inquiétude. Notre enquête révèle que les conditions de travail sont les principales responsables de cette situation. Ce n’est sans doute pas une prime supplémentaire qui va y remédier à elle seule », conclut Randstad.