L’univers serait dix fois plus chaud qu’au Big Bang

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D’après des astrophysiciens de l’université d’État de l’Ohio, l’univers n’est pas en train de se refroidir. C’est même tout le contraire, selon Universe Today. 

Jusqu’à cette étude, on pensait que la température moyenne de l’univers devait progressivement diminuer, puisqu’il est en expansion perpétuelle et que cette expansion s’accélère exponentiellement.

Mais, selon les chercheurs, la température moyenne du gaz cosmique aurait, au contraire, été multipliée par plus de dix depuis le Big Bang. Elle aurait même atteint… 2,2 millions de °C aujourd’hui.

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques américains ont étudié les données thermiques des structures les plus grandes de l’univers. Et ils ont découvert que la température moyenne des gaz dans l’univers primordial était inférieure à ce qu’elle est aujourd’hui.

En cause? L’effondrement gravitationnel de la structure cosmique au fil du temps. « Au fur et à mesure que l’univers évolue, la gravité attire la matière noire et les gaz cosmique pour former des galaxies et des amas de galaxies », explique Yi-Kuan Chiang, qui a dirigé l’étude. « C’est un processus si violent que de plus en plus de gaz s’entrechoquent et s’échauffent. »

En résumé, l’univers se réchauffe à cause du processus naturel de formation des galaxies et des autres structures cosmiques. Des faits qui remettent en cause la théorie du ‘Big Chill’ communément admise. La finalité de l’univers ne serait donc pas un ‘grand refroidissement’ mais, bien au contraire, un ‘grand embrasement’.