Des experts s’inquiètent d’un relâchement des mesures pour Noël en Angleterre

AFP / O. Scarff

Que ce soit en Belgique ou ailleurs, la période critique de Noël est sous toutes les lèvres. Faut-il relâcher les mesures durant quelques jours pour que chacun puisse profiter de sa famille au risque de refaire circuler le virus ? Ou bien faut-il prolonger les mesures, obligeant la population à fêter Noël avec les seules personnes vivant sous le même toit ?

En Belgique, le gouvernement a déjà donné plusieurs indices et les mesures ne devraient a priori pas être adoucies. « La période de Noël est une période où l’on se réunit et partage de bons souvenirs mais nous ne voulons pas être un danger les uns pour les autres. Noël ne sera absolument pas comme les précédents. Cela me semble la logique même », avait ainsi déclaré la semaine dernière Alexander De Croo.

Il semble que l’approche soit différente en Grande-Bretagne, où les règles devraient être allégées à l’approche des fêtes. Boris Johnson envisagerait en effet un « break de Noël » de cinq jours durant lequel plusieurs familles, trois au maximum, pourraient se réunir.

« Des conséquences fatales »

Une proposition très mal accueillie par les experts de la santé anglais, qui n’ont pas tardé à monter au créneau contre cette idée. « Si nous sommes dans une position où les infections sont élevées, où le système de santé risque d’être submergé, faire des propositions qui augmenteraient le nombre d’infections est un gros problème », pointe un expert au Guardian. « Il a été démontré à plusieurs reprises qu’une sortie prématurée du confinement a des conséquences fatales et oblige à confiner à nouveau. Ce Noël doit être différent. La science nous a prouvé que quelques jours de plaisir peuvent avoir de graves conséquences dans le futur », avance un autre.

Le mot de la fin revient peut-être à ce dernier expert qui pointe qu’aujourd’hui, la plus belle preuve d’amour est peut-être de rester loin de ceux qu’on aime. « Que signifie aimer ses parents en période de pandémie? », se demande-t-il. « Cela signifie ne pas les serrer dans ses bras alors qu’on en a envie, car on ne souhaite pas leur transmettre le virus ».