Trop de Belges n’ont jamais entendu parler des perturbateurs endocriniens

GEORGES GOBET / AFP

Selon une enquête menée auprès de 1.000 personnes par les Mutualités Libres et publiée jeudi, 48% des Belges n’ont même jamais entendu parler des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques (ou des mélanges de celles-ci) qui peuvent perturber le fonctionnement du système hormonal et donc être nocives pour la santé.

Près de 60% des personnes interrogées ne sont pas conscientes que les perturbateurs endocriniens peuvent provoquer des problèmes de santé ou avoir un impact négatif sur le développement des bébés, des enfants et des adolescents.

 

Des habitudes pour limiter l’exposition

Les résultats de l’enquête confirment que de nombreuses personnes ont des habitudes quotidiennes qui pourraient accroître leur exposition aux perturbateurs endocriniens. Par exemple, 61% des personnes interrogées réchauffent leurs aliments dans un récipient en plastique, 64% ne vérifient pas si leur produit contient des substances nocives lors de l’achat de cosmétiques et 50% ne pensent pas à d’abord laver leurs vêtements neufs avant de les mettre. Une personne interrogée sur 3 (36%) est par contre au courant de la présence de substances nocives dans les pesticides.

 

Un plan d’actions national en préparation

Les autorités fédérales et régionales belges travaillent sur un plan d’actions national visant à réduire l’exposition quotidienne aux perturbateurs endocriniens. Et une majorité de répondants est prête à changer de comportement, surtout si cela ne demande pas ou presque pas d’efforts supplémentaires.

Le passage à des alternatives biologiques (par exemple, pour les produits de nettoyage ou les fruits et légumes) est souvent mentionné. Par exemple, 59% épluchent déjà les fruits et légumes non biologiques et 31% sont prêts à faire cet effort à l’avenir.