Il n’est pas certain que l’Horeca rouvre ses portes en 2020

Belga / H. Kagat

L’Horeca pourra-t-il rouvrir ses portes cette année? Malgré la décrue du nombre de nouvelles infections, rien n’est moins sûr.

Il est peu probable que l’on fête Noël ou le Nouvel an au restaurant cette année. Interrogé sur la possibilité de voir l’Horeca rouvrir d’ici la fin de l’année, le vice-premier ministre, Georges Gilkinet (Ecolo), a appelé à se montrer très prudent. «Je ne vois pas les restaurants rouvrir en 2020, même si je le regrette», a-t-il lancé sur le plateau de l’émission «C’est pas tous les jours dimanche». Selon lui, il faudra attendre que les chiffres aient fortement diminué pour envisager une rouverture. «C’est nécessaire, si on veut préserver notre système de santé. Les plus grands taux de contamination se font dans ces espaces fermés, où on est à distance, mais sans masque, puisque l’on doit manger.»

Le secteur est conscient de la situation et s’y prépare. «Pour nous, c’est simple: la réouverture doit se faire dans une perspective à long terme. Si on rouvre le 24 décembre, mais que c’est pour fermer le 15 janvier, ça n’a pas d’utilité», souligne Fabian Hermans, administrateur de la fédération de l’Horeca à Bruxelles. Son homologue wallon, Thierry Neyens, fait le même constate. «Le point crucial, c’est la situation dans les hôpitaux. Si la santé va, l’Horeca va.» S’il préfère attendre de voir comment évoluent les chiffres avant de se prononcer, il reconnait qu’il vaut mieux être pessimiste.

Des aides en vue

Une fois la rouverture des cafés restaurant, il faudra encore voir à quelles conditions cela se fera. Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.aa), a déjà prévenu que le déconfinement se fera de manière très progressive. Les établissements Horeca pourraient notamment devoir composer avec le maintien du couvre feu, et une limitation du nombre de clients.

Des mesures d’aides au secteurs ont été prises par les différents gouvernements. Une prime de 3.000 € sera disponible à partir de ce mardi pour les cafés et restaurants bruxellois. D’après la secrétaire d’État bruxelloise à la Transition économique, Barbara Trachte (Ecolo), environ 8.500 établissements pourraient en bénéficier. Les entreprises qui ne respectent pas ou qui n’ont pas respecté l’obligation de fermeture ne peuvent prétendre à cette prime à l’exception des entreprises qui ont organisé de la restauration à emporter dans le respect des mesures en vigueur.