Un employeur sur cinq prévoit une augmentation de salaire avant 2021

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La majorité des employeurs belges s’attendent à ce que les salaires des nouvelles recrues restent stables, voire diminuent, en 2021, selon une étude de l’agence de recrutement Robert Half. Pour alléger l’impact de la pandémie de la COVID-19, de nombreuses entreprises introduisent de nouveaux avantages extra-légaux.

La majorité des cadres dirigeants belges (63%) s’attend à ce que les salaires restent inchangés en 2021. 17% s’attendent à une baisse des salaires. Seulement 1 employeur sur 5 prévoit une augmentation des salaires pour 2021, tournant généralement autour de 10% du salaire de base.

« Les employés ont vraiment repoussé leurs limites durant cette pandémie. Ils ont souvent dû travailler plus d’heures, assumer plus de responsabilités, acquérir rapidement de nouvelles compétences. De plus, certains ont dû travailler tout en s’occupant de leurs enfants. Cela a incité beaucoup d’entre eux à réfléchir à leurs priorités professionnelles, à leurs valeurs ainsi qu’à leurs salaires,  » déclare Joël Poilvache, Directeur de Robert Half.

De nouveaux avantages

L’étude de Robert Half montre en effet que huit employeurs sur dix s’inquiètent de la rétention des talents. Ils sont particulièrement préoccupés par la charge de travail élevée du personnel, mais ils sont également conscients du fait que les augmentations de salaires sont limitées.

Toutefois, la pandémie de la COVID-19 et, par conséquent, le travail à domicile massif créent de nouveaux avantages extra-légaux et des compensations pour les entreprises belges. Depuis le début de la crise, 71% des employeurs ont déjà mis en place de nouveaux avantages pour les salariés tels qu’un soutien psychologique (38%), une compensation pour l’achat d’équipements de bureau à domicile (36%), des congés payés supplémentaires pour raisons familiales (33%), des services de garde d’enfants (32%) ainsi que des programmes de bien-être (27%).

Assurer un équilibre entre vie professionnelle et vie privée reste une priorité pour de nombreux employés. Plus de la moitié des salariés belges (60%) souhaitent conserver la possibilité de travailler à domicile même après le confinement. La moitié des cadres dirigeants sont ouverts à de nouvelles alternatives, telles qu’un horaire flexible, plus de travail à temps partiel ou encore une semaine de travail à temps-plein étalée sur 4 jours au lieu de 5.

« Les salaires restent un élément important pour les employés. Mais des avantages supplémentaires destinés à mieux gérer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, comme le travail à domicile et le travail flexible, deviendront aussi absolument indispensables dans la période post-COVID-19 ». ajoute Joël Poilvache. « Dans la situation économique actuelle, même la perspective d’un gel des salaires dans les prochains mois peut être acceptée si les dirigeants peuvent s’assurer que les avantages non-financiers sont suffisamment favorables et adaptés aux besoins des employés ».

Les entreprises continuent d’embaucher

Malgré la pandémie, 91% des entreprises belges ont embauché ou formé à distance du nouveau personnel pendant le confinement. De plus, 88% d’entre elles prévoient d’engager du personnel d’ici la fin du mois de décembre.

Les secteurs avec une forte demande de nouveaux collaborateurs après le confinement sont notamment le secteur de la comptabilité, de l’industrie, du commerce de détail, de l’agroalimentaire, ainsi que des produits de grande consommation.