Test de Cloudpunk : En attendant Cyberpunk

D’ici quelques semaines, beaucoup de joueurs ne jureront plus que par Cyberpunk 2077, le jeu le plus attendu de cette fin d’année. En attendant le 19 novembre, ils peuvent déjà se plonger dans un univers futuriste, sombre mais rempli de néons, avec Cloudpunk.

Six mois après sa sortie sur PC, Cloudpunk s’invite sur PS4, Xbox One et Nintendo Switch. Dans ce jeu futuriste, vous incarnez Rania (nom de code 14FC), une jeune femme qui vient de se faire expulser de chez elle et qui se lance dans les livraisons douteuses pour l’entreprise Cloudpunk. Elle doit respecter deux règles : livrer et ne pas poser de questions. Durant les dix heures de jeu, vous allez vivre, presque en temps réel, sa première nuit de livraisons pour cette mystérieuse société.

Bienvenue à Nivalis

Avant de se lancer dans l’aventure, la première chose à faire est d’aller dans les réglages pour pousser à fond la musique du jeu. En effet, il serait dommage de se priver d’une bande-son électro aussi hypnotisante (dont le volume est par défaut mis à 55 sur une échelle de 100). Une fois que cela est fait, il ne vous reste plus qu’à profiter et à découvrir l’univers tout aussi hypnotisant de Cloudpunk. Ici pas de Game Over ou de grande difficulté. En effet, Cloudpunk est avant tout un jeu narratif basé sur des livraisons à effectuer aux quatre coins de la mégalopole futuriste de Nivalis.

En plus de la conduite (et de la gestion des pleins de carburant et des réparations de votre véhicule), vous devez vous garer et vous promener à pied, avec une vue à la première ou à la troisième personne c’est vous qui voyez, pour finaliser la livraison. Rapidement, vous serez amené à prendre des décisions qui impacteront le reste de l’aventure. Quand il vous sera demandé de livrer un mystérieux colis qui fait « tic-tac », est-ce que vous allez le livrer comme demandé ou allez-vous le jeter aux ordures ? À vous de choisir !

Graphiquement, les développeurs de Cloudpunk ont fait le pari du pixel art 3D et c’est plutôt joli et réussi ! Très bavard, Cloudpunk est rempli de dialogues (en VOSTFR). Les livraisons et les conversations permettent peu à peu de comprendre l’univers du jeu. Les discussions avec l’homme du centre de contrôle de l’entreprise sont au cœur du jeu. Un interlocuteur qu’on ne voit jamais et dont les conversations à distance font penser à un jeu narratif comme Firewatch. Néanmoins, la comparaison s’arrête là.

Une optimisation loin d’être parfaite

Avec son univers accrocheur et son narration travaillée, Cloudpunk était bien parti pour être un excellent jeu. Néanmoins, tout n’est pas parfait, loin de là. Plusieurs mois après la sortie sur PC, on aurait pu espérer que les développeurs livrent une version console parfaitement optimisée. Ce n’est malheureusement pas le cas. Sur la version Xbox One X que nous avons testée, Cloudpunk était rempli de ralentissements et subissait de grosses chutes de framerate. À chaque fois que vous changez de quartier (ce qui arrive souvent dans un jeu basé sur des livraisons), vous subissez un très long temps de chargement suivi de gros ralentissements. C’est systématique et ça vient casser le rythme de l’aventure. Dommage.

Notre verdict

Vendu pour la modique somme de 20 €, Cloudpunk réserve une aventure d’environ dix heures de jeu. Le temps d’un week-end, il fera passer aux amateurs de jeux narratifs un bon moment dans un univers cyberpunk aussi intriguant que captivant. Mention spéciale pour sa bande-son. Dommage que de trop nombreux ralentissements et temps de chargement viennent gâcher l’expérience de jeu. 3,5/5

Découvrez le trailer de lancement   :

REVIEW OVERVIEW
Cloudpunk