Les Belges veulent des transports en commun plus efficaces

Belga

Les Belges sont nombreux à déplorer des transports en commun peu efficaces par rapport aux autres modes de déplacement, ressort-il d’une étude commandée par le Service public fédéral Mobilité et Transports.

L’enquête visait à comprendre ce qui encourage ou freine à utiliser des modes de transport plus respectueux de l’environnement, mais aussi à identifier les éléments sur lesquels travailler pour amener les usagers à abandonner la voiture individuelle. Selon le rapport, augmenter le nombre de connexions directes et améliorer la compatibilité entre les différents transports publics encourageraient à les utiliser. Il faut également améliorer la desserte: selon cette enquête, beaucoup estiment que leurs destinations sont mal desservies par les transports publics. La voiture individuelle est donc perçue comme beaucoup plus flexible et efficace. L’enquête montre aussi que les gens ont l’impression que les transports publics sont trop chers, en particulier le train. Les personnes qui utilisent régulièrement ce moyen de transport sont cependant plus positives concernant ses avantages que celles qui ne l’utilisent jamais.

La question du stationnement des voitures joue également. Le manque de places de parking dans les gares décourage les utilisateurs potentiels du train. Mais ne pas devoir se soucier de garer sa voiture une fois arrivé encourage à prendre le train, le tram ou le bus.

Concernant la marche et le vélo, les conditions météorologiques restent un obstacle important, tout comme le sentiment d’insécurité. Le vélo et la marche peuvent être stimulés en améliorant l’infrastructure des routes, des pistes cyclables et des sentiers pour que les usagers ne retiennent que le côté plaisant, bénéfique pour la santé et respectueux de l’environnement qu’ils attribuent à ces modes actifs de déplacement, suggère l’étude.

Le covoiturage pourrait lui aussi apporter des solutions à une partie des problèmes de mobilité, mais plusieurs obstacles restent à surmonter: le manque de flexibilité, la dépendance vis-à-vis de collègues, les contraintes et le temps perdu à se coordonner.