Encore plus de « digital nomads » après la Covid ?

Ph. D.R.

Le coronavirus pourrait-il modifier nos habitudes au travail sur le long terme ? De plus en plus de citoyens se sont mis au télétravail. Cette tendance pourrait-elle être suivie d’un boom des « digital nomads » ?

La pandémie de coronavirus a eu un impact sur bien des pans de notre vie, et pour beaucoup, sur notre travail. Dans de nombreux secteurs, le télétravail reste privilégié, voire est devenu la norme depuis maintenant huit mois. Après un long confinement et des mois de restrictions, d’aucuns rêvent de dépaysement. Alors pour combiner les impératifs du travail et cette envie de voyager, certains télétravailleurs pourraient bien se transformer en digital nomads.

Qui sont les nomades numériques ?

Smartphone à la main et laptop sur les genoux, les « digital nomads », ou nomades numériques, se baladent aux quatre coins du monde. Ils travaillent pour leur entreprise, mais à distance. Ce nomadisme moderne est un mode de vie, mais surtout une nouvelle relation au travail, qui est 100 % digitalisé.

Travailler depuis une destination paradisiaque

Certaines destinations misent d’ailleurs clairement sur ces nomades 2.0 pour relancer leur activité. C’est par exemple le cas de la Barbade. Sur cette île paradisiaque des Caraïbes, le tourisme représente 12 % du produit intérieur brut. La crise sanitaire a donc frappé son économie de plein fouet. Ainsi, pour attirer de nouveau les étrangers, ce micro-état propose aux télétravailleurs et des télétravailleuses un visa touristique de 12 mois pour les inciter à venir profiter de l’île… tout en travaillant, de façon numérique.

Même idée en Géorgie et en Estonie. Cette dernière a d’ailleurs spécifiquement lancé un « digital nomad visa ». Toutefois, tout télétravailleur ne peut pas y prétendre… L’Estonie exige en effet un seuil de revenu de minimum de 3.504 € brut/mois.