L’interdiction de voyages en zones rouges sera remplacée par des avis les déconseillant

Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Les interdictions de voyager en zones rouges seront remplacées dès ce vendredi 25 septembre par des avis déconseillant strictement de voyager dans ces zones, informe lundi soir le ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin.

« Cette décision du gouvernement s’inscrit dans sa volonté d’une plus grande coordination européenne », précise le diplomate dans un communiqué. Celui-ci souligne toutefois que la quarantaine et le dépistage restent obligatoires au retour d’une zone rouge.

L’abandon des interdictions de voyager en zones rouges, au profit d’avis le déconseillant strictement revient à la formulation des avis de voyages telle qu’elle existait avant la crise du Covid, indique le cabinet du ministre.

Le seul pays européen à interdire

M. Goffin a fait part de la décision belge lundi à ses collègues européens en marge du Conseil des ministres des Affaires étrangères. « Nous étions jusqu’ici le seul pays européen à interdire et non à déconseiller les voyages en zones rouges. Au niveau européen, sous l’impulsion notamment de la Belgique, des travaux sont menés depuis plusieurs semaines en vue d’élaborer un système coordonné d’avis de voyages », explique le ministre.

« Au terme d’une analyse au niveau européen, un système de codes couleur a été accueilli favorablement par les États membres. Il reste encore beaucoup à faire mais ce remplacement des interdictions de voyage en zone rouge par des avis déconseillant strictement de voyager en zone rouge est un pas important en vue d’une réelle coordination. »

M. Goffin indique par ailleurs que la décision du mois de mars d’instaurer des interdictions de voyages en zone rouge était « exceptionnelle mais nécessaire face à une situation sanitaire inconnue » et « s’inscrivait dans la logique du confinement strict imposé à tous les Belges et dans la quasi-totalité de l’Europe ».

Le ministre compte désormais sur la responsabilité individuelle, les Belges ayant selon lui été « jusqu’à présent très respectueux des règles dans la grande majorité ». « Il n’y a techniquement plus de sanctions, mais l’information reste très forte », déclare-t-il à Belga. « On sait qu’on met nos proches en danger et qu’on n’a plus les mêmes capacités de se déplacer en toute quiétude », conclut-il.