Le sp.a ne veut plus travailler «avec un parti qui ne veut pas de solution», visant le MR qui se défend

Belga / L. Dieffembacq

Le sp.a a exprimé lundi son refus de continuer à négocier la formation d’une nouvelle coalition fédérale avec le MR, qu’il a accusé de «ne pas souhaiter de solution» à la crise politique, a-t-on appris auprès du parti.

Le parti socialiste flamand, réuni lundi matin en bureau, a convenu que le sp.a «ne souhaite pas continuer à travailler avec un parti qui ne veut pas de solution», a expliqué la direction du parti qui fournit l’un des deux préformateurs royaux, en la personne de son président, Conner Rousseau.

Les sept partis négociant la formation d’une coalition fédérale dite Vivaldi, rassemblant sept partis (PS, sp.a, Open Vld, MR, Ecolo, Groen et CD&V), doivent se retrouver lundi midi au Palais d’Egmont à Bruxelles.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a provoqué dimanche des crispations entre les négociateurs, qui ont interrompu les discussions en séance plénière et fait appel à la Première ministre Sophie Wilmès pour rejoindre l’équipe des libéraux francophones.

Le MR réagit

De son côté, le bureau élargi du MR a unanimement réaffirmé lundi matin sa volonté absolue de travailler pour arriver d’ici au 1er octobre à un accord sur la formation d’un gouvernement de plein exercice bénéficiant d’une forte majorité parlementaire dans l’intérêt du pays.

«Pour nous il n’y a pas d’autre solution que la Vivaldi», a déclaré le ministre wallon Jean-Luc Crucke à la sortie du bureau élargi devant la presse.

Début d’une réunion

Les présidents des sept partis se sont finalement retrouvés au Palais d’Egmont à Bruxelles sur le coup de midi pour reprendre les négociations. La réunion précède un rapport au Roi – en principe final – des préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a).

Les présidents qui sont arrivés à midi n’ont pas fait de commentaire. «La situation est suffisamment compliquée», a dit le co-président d’Ecolo Jean-Marc Nollet.