L’ouragan Sally arrive aux États-Unis

AFP

L’ouragan Sally s’est renforcé à l’approche des côtes du Sud-Est des États-Unis. il menace de provoquer des crues «historiques» et potentiellement mortelles.

Le président Donald Trump a invité les habitants des États d’Alabama, de Louisiane et du Mississippi à la plus grande prudence face à cet épisode climatique «extrêmement dangereux», mais qu’il affirme être «sous contrôle». Selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC), Sally qui charriait des vents soufflant jusqu’à 160 km/h, a été renforcé en catégorie 2, sur une échelle qui en compte cinq.

Les services météorologiques et les autorités continuaient d’appeler la population à se préparer au pire. «Faites des préparatifs. Sécurisez vos biens. Surveillez les bulletins météo, ayez un kit anti-ouragan de prêt et des provisions pour trois ou quatre jours», a ainsi conseillé Andrew Gilich, le maire de la ville côtière de Biloxi, dans l’Etat du Mississippi. «Des inondations historiques sont à craindre avec des crues potentiellement mortelles», a alerté de son côté le NHC.

A court de prénoms

Plus à l’ouest, en Louisiane, La Nouvelle-Orléans, encore traumatisée par le passage dévastateur de l’ouragan Katrina il y a 15 ans, fait aussi partie des zones à risque. «Soyez malins et faites attention», a exhorté le gouverneur John Bel Edwards. Son État éponge encore les dégâts de l’ouragan Laura de catégorie 4, qui, avec des pointes à près de 240 km/h, avait coûté la vie à au moins dix personnes, et quatre au Texas voisin, il y a seulement deux semaines. Laura, l’un des ouragans plus violents à avoir jamais frappé la région, avait plongé ses habitants dans des scènes de désolation désormais tristement habituelles.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient ainsi une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5. Paulette, René, Teddy et Vicky: avec l’ouragan Sally, pas moins de cinq tempêtes sont actuellement au-dessus du bassin atlantique, un record depuis 1971. Il y a tellement eu de tempêtes tropicales dans l’Atlantique cette année que l’Onu, qui les baptise, est en passe de se trouver à court de prénoms, pour la deuxième fois seulement de l’histoire.