Quatre BD à découvrir lors de cette rentrée littéraire

Ph. T. Wallemacq

Comme chaque rentrée littéraire, les sorties se bousculent également du côté de la bande dessinée. Voici une petite sélection d’albums à découvrir lors de cette rentrée.

Radium Girls

En cette rentrée, «Radium Girls» inaugure Karma, une nouvelle collection de romans graphiques chez Glénat qui met en lumière le combat de citoyens, parfois oubliés par l’Histoire, et qui ont changé la société. «Radium Girls» raconte l’histoire méconnue et à peine croyable d’un groupe d’ouvrières américaines qui, en 1918, étaient chargées de peindre les chiffres des cadrans d’horloges avec du radium. Une substance méconnue à l’époque qu’elles devaient appliquer en trempant un pinceau dans leur bouche… Un récit historique saisissant et bouleversant qui rend un magnifique hommage au combat mené par ces femmes après avoir découvert les effets du radium sur leur corps et leur santé.

«Radium Girls», de Cy, éditions Glénat, 136 pages, 22 €

Éclats et Cicatrices

Sortis simultanément et indissociables, «Éclats» et «Cicatrices» sont les deux volumes d’un récit qui raconte comment la Seconde Guerre mondiale est venue bouleverser le quotidien et les projets d’un jeune couple aux Pays-Bas. En 1946, ils se retrouvent enfin. Dans «Éclats», on découvre comment Victor a vécu ces années au sein de l’armée néerlandaise. Dans «Cicatrices», c’est au tour d’Ester, une jeune femme juive, de raconter son histoire et sa fuite. Sur base de documents d’archives mais aussi de souvenirs familiaux, le Néerlandais Erik De Graaf aborde le conflit avec un regard original et rempli d’émotions. Des récits profondément humains et touchants qui se concluent par des lettres et des photos de l’époque.

«Éclats/Cicatrices», de E. De Graaf, éditions Depuis, 264 pages, 25 € par volume

Gentlemind

Co scénarisé par Juan Diaz Canales, l’un des scénaristes de Blacksad, «Gentlemind» est l’un de nos coups de cœur de cette rentrée. Ce nouveau diptyque raconte le fabuleux destin de Navit, une jeune artiste vivant des fins de mois difficiles en 1939, à New York. Par une succession d’événements, elle va se retrouver à la tête d’une petite fortune mais surtout de Gentlemind, un magazine masculin. La jeune femme ne va pas manquer d’idées pour se faire une place dans ce milieu et dépoussiérer le magazine. Un premier épisode passionnant, magnifiquement illustré par les dessins audacieux et pétillants de l’Italien Antonio Lapone.

«Gentlemind – tome 1», de Diaz Canales, Valero et Lapone, éditions Dargaud, 88 pages, 18 €

Spirou chez les Soviets

Ce 4 septembre, Spirou fait également sa rentrée. Près de dix ans après s’être amusé à parodier la série avec «Spouri et Fantaziz», Fred Neidhardt scénarise «Spirou chez les Soviets» accompagné par son acolyte Fabrice Tarrin au dessin. En pleine guerre froide, les Russes ont réussi à isoler le gène du communisme et des agents du KGB ont enlevé le comte de Champignac pour qu’il les aide à répandre le gène dans le monde entier. Spirou et Fantasio vont donc partir en mission en Russie pour tenter de sauver leur ami et d’éviter que le monde entier ne devienne communiste. Graphiquement fidèle à la série, cette grande aventure ne se prend jamais au sérieux et est remplie de références, de clins d’œil et de blagues.

«Spirou chez les Soviets», de Tarrin et Neidhardt, éditions Depuis, 56 pages, 12,5 €

Thomas Wallemacq