Un restaurateur liégeois se suicide à cause du coronavirus

Ph. Facebook

Gérard Miller, un restaurateur liégeois qui a tenu de nombreux établissements de la ville, s’est donné la mort, a appris SudPresse ce mercredi matin. Son frère explique que les difficultés liées au coronavirus ainsi que des problèmes personnels ont poussé ce dernier à commettre l’irréparable. 

C’est avec beaucoup de tristesse que l’on a appris ce mercredi matin le décès inopiné de Gérard Miller, qui s’est donné la mort. Son frère Philippe explique à nos collègues de SudPresse ce qui l’a poussé à bout: « Il avait bien sûr des ennuis personnels, comme tout le monde. Mais le fait de ne pas pouvoir exercer pleinement son métier, qui était aussi sa passion, rentre aussi pour une grande part dans sa décision. »

Son frère, également restaurateur au « Labo 4 », à Liège, a annoncé qu’il avait « tiré sa dernière révérence ». L’homme de 52 ans était cliniquement mort depuis deux plusieurs jours et ses proches ont décidé de le laisser s’en aller. Le restaurateur avait survécu au premier confinement, mais la perspective d’une seconde vague lui a été fatale.

Alors tu es parti rejoindre tous les fous de cuisinier qui était un peu comme toi je ne verrai plus ta tronche toi qui…

Posted by Marc Carnevale on Tuesday, August 4, 2020

« Love is all »

Marc Carnevale, également restaurateur et grand ami de Gérard, a indiqué sur Facebook: « Tu es parti rejoindre tous les fous de cuisine qui étaient un peu comme toi. Je ne verrai plus ta tronche, toi qui passait souvent me voir. Tu vas me manquer mon ami, tu avais plein de projets, on venait d’en parler. Je pense à ta fille, à la courageuse Mel, à ton frère Philippe et à tous les tiens. L’horeca vient de perdre un de ses dinosaures. Je t’aime mon ami, repose en paix. »

Durant le confinement, Gérard Miller avait continué à partager ses recettes sur Facebook, afin de « garder la main », indiquait-il. Il finissait chacune de ses publications avec un message d’amour, « Love is all ». Il laisse derrière lui trois enfants et une épouse. « Si son suicide peut déclencher une prise de conscience chez nos décideurs de l’énorme difficulté dans laquelle se trouvent les restaurateurs, il ne sera alors pas mort pour rien », conclut son frère.