Au Chili, des chiens dressés pour détecter les malades du Covid-19

AFP / M. Benedetti

La police chilienne a commencé à dresser des chiens pour repérer les malades du Covid-19. Ils détectent la présence du virus dans la transpiration.

Les chiens possèdent 330 millions de capteurs olfactifs et une capacité à détecter des odeurs 50 fois meilleure que les humains. Quatre chiens ont sélectionnés par la police chilienne, trois golden retrievers et un labrador. Ils étaient jusqu’ici employés à rechercher des drogues, des explosifs ou des personnes disparues, selon la police. Ils vont désormais travailler dans le cadre d’un programme sanitaire, né de la collaboration de la police nationale du Chili, les Carabineros et de spécialistes de l’Université catholique du Chili. Des initiatives similaires ont eu lieu récemment en France et en Grande-Bretagne.

«Le virus n’a pas d’odeur, c’est plutôt l’infection qui génère des changements dans le métabolisme», qui se traduisent à leur tour par une variété particulière de transpiration que «peut repérer le chien», explique Fernando Mardones, professeur d’épidémiologie vétérinaire. Les chiens ont débuté leur entraînement il y a un mois et travaillent à partir d’échantillons de sueur prélevés sur des patients hospitalisés à la clinique de l’Université catholique. Les spécialistes espèrent qu’ils seront opérationnels d’ici le mois d’août.

Au total, le Chili a recensé 319.493 cas d’infection depuis le 3 mars. Plus de 11.000 personnes en sont mortes, selon un rapport du ministère de la Santé qui compte également les cas «probables» de coronavirus.