Ils vendaient un faux remède contre le coronavirus ressemblant à de l’eau de Javel

AFP / L. Venance

Quatre Américains ont été accusés d’avoir gagné plus de 500.000 € en vendant un faux remède contre le coronavirus, Alzheimer, ou encore le sida.

Mark Grenon, un Américain de 62 ans qui gère une entité appelée « Eglise Génésis II de la santé et de la guérison », a été accusé mercredi par le tribunal de Miami d’avoir vendu un faux remède contre le Covid-19. La substance, vendue sous le nom de « solution minérale miraculeuse », avait le même effet que l’eau de Javel une fois ingéré. En avril, la justice avait déjà interdit à la soi-disant église de vendre le « remède », sans succès.

Comme le rapporte le Miami New Times, Mark Grenon promettait que son « remède » guérissait également la maladie d’Alzheimer, l’autisme, le sida ou encore la sclérose en plaque. Avec l’aide de ses trois fils, Jonathan, Jordan, et Joseph, le père de famille aurait récolté plus de 500.000 € en un an.

La famille est accusée de conspiration visant à frauder, d’outrage criminel, et de complot en vue de violer la loi fédérale sur les aliments, les médicaments, et les cosmétiques. Ils risquent jusqu’à 17 ans de prison. Une perspective qui n’effraye pas Mark Grenon qui a affirmé plusieurs fois que l’interdiction de vente du juge violait son droit au premier amendement. Cet amendement indique notamment que le « Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression ».