L’Algérie attend des excuses de la France

AFP / R. Kramdi

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré samedi attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie et estimé que son homologue Emmanuel Macron était « quelqu’un de très honnête » susceptible de contribuer à ce climat d’apaisement.

« Cela va permettre d’apaiser le climat et le rendre plus serein pour des relations économiques, pour des relations culturelles, pour des relations de voisinage », déclare-t-il en rappelant que plus de six millions d’Algériens vivent en France et qu’ils « peuvent emmener quelque chose là-bas et ici ».

La France a fait un geste fort d’apaisement en matière de mémoire en restituant vendredi les restes de 24 combattants algériens tués au début de la colonisation française au XIXe siècle.

Cette restitution offre une détente dans les relations entre l’Algérie et l’ancienne puissance coloniale, marquées depuis l’indépendance en 1962 par des polémiques récurrentes et des crispations.

Des efforts insuffisants ?

« Je trouve qu’avec le président Macron nous pouvons aller loin dans l’apaisement, dans le règlement du problème de la mémoire », estime le président Tebboune.

« C’est quelqu’un de très honnête, qui veut apaiser la situation et permettre à nos relations de retrouver leur niveau naturel », a-t-il poursuivi.

La question mémorielle reste au cœur des relations volatiles entre la France et l’Algérie, où la perception est que la France ne fait pas assez pour solder son passé colonial.