Test de The Last of Us Part II : Déjà le jeu de l’année 2020 ?

Cette fois c’est la bonne ! Après six ans de développement et sept ans après la sortie mémorable de The Last Of Us sur PS3, The Last of Us Part II débarque sur PS4 ce 19 juin 2020. Le résultat est-il à la hauteur des espérances ? Après une vingtaine d’heures de jeu, Metro vous dit tout !

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons répondre à cette question importante : Faut-il avoir joué au premier épisode avant de lancer cette suite ? C’est rarement le cas dans le jeu vidéo et la réponse risque donc de vous surprendre. Mais oui, il est vivement conseillé d’avoir joué à The Last of Us pour apprécier pleinement le scénario de The Last of Us Part II et toutes ses subtilités. Ce sera aussi l’occasion de découvrir l’un des jeux les plus marquants de ces dernières années. De plus, sept ans après la sortie de la version Remastered sur PS4, il n’a quasiment pas pris une ride et il est actuellement en promo à 9,99 € !

 

Last of Us 2, un modèle d’accessibilité

Avant même de débuter l’aventure, The Last of Us Part II s’illustre par son accessibilité. Les équipes de Naughty Dog ont même réussi à créer un véritable modèle en la matière. Même si, on le verra plus tard, le jeu est déconseillé aux moins de 18 ans, The Last of Us Part II s’adresse vraiment à tous les joueurs. Il y a d’abord les cinq niveaux de difficulté, modifiables à tout moment et personnalisables dans les moindres détails pour offrir un défi adapté à chaque type de joueur. Mais The Last of Us Part II brille surtout dans son accessibilité aux personnes en situation de handicap. De la taille, à la couleur des sous-titres, à la possibilité pour les malentendants de jouer en audio-description, en passant par des aides pour les joueurs non-voyants ou avec des troubles de la vision, on n’avait jamais vu auparavant une telle accessibilité et un tel niveau de personnalisation dans un jeu vidéo.

Test Last of Us 2

Le meilleur de cette génération

La première chose qui marque en lançant The Last of Us Part II, c’est sa réalisation. Depuis la saga Uncharted et The Last of Us 1, on n’avait plus de doute sur la capacité des équipes de Naughty Dog à raconter des histoires mais aussi à créer des jeux à la réalisation impeccable. Nous avons testé le jeu sur PS4 Pro et sur un téléviseur QLED 4K HDR et le résultat est époustouflant. The Last of Us Part II est un régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles. Proche du photoréalisme, chaque texture semble avoir fait l’objet d’une attention particulière. Les jeux de lumière sont splendides et les effets de l’eau n’ont jamais été aussi bien réalisés dans un jeu vidéo. La technique de la motion-capture est également parfaitement réussie et maitrisée. Elle rend chaque personnage extrêmement crédible, convaincant et attachant. Enfin, la qualité sonore n’est pas en reste. The Last of Us Part II brille par ses bruitages, ses doublages mais aussi par sa bande-son. Jouable via le pavé tactile de la manette DualShock 4, la guitare occupe d’ailleurs une place toute particulière dans cet épisode.

À quelques mois de la sortie de la PS5, The Last of Us Part II apparaît comme un véritable aboutissement sur cette génération de consoles de salon. C’est tout simplement ce qui se fait de mieux en matière de réalisation si bien qu’on se demande comment il sera possible de faire mieux sur la PlayStation 5.

Sexe, drogue et infectés

Du côté du scénario, nous n’allons pas trop vous en dire afin que vous puissiez conserver la surprise et le plaisir de la découverte. Néanmoins, sachez que Naughty Dog  a concocté une aventure haletante et remplie de rebondissements, à défaut d’être vraiment très originale. Sans trop de surprise, le début du jeu commence quelques années après la fin du premier épisode, quatre ans pour être exact. Les trois premières heures sont à couper le souffle. Cette fois, c’est Ellie qui est mise à l’honneur. L’adolescente du premier épisode est devenue une jeune femme de 19 ans animée par la vengeance et qui essaye de se construire.

The Last of Us Part II est plus sombre, plus mature aussi, que son prédécesseur. Le scénario aborde des thématiques rarement abordées dans le jeu vidéo. Bien que cela ne plaira pas à tous les joueurs, The Last of Us Part II aborde ouvertement l’homosexualité avec la relation entre Ellie et une certaine Dina. Marijuana et même une étonnante scène de sexe sont également au programme.

The Last of Us 2 est aussi un jeu sans concession, très dur et violent. Parfois, il peut aussi se montrer très gore. Comme le premier épisode, il se distingue par la tension permanente qu’il s’en dégage. Souvent, on se retrouve accroupi dans la pénombre, entouré d’infectés, à compter les munitions qu’il nous reste pour se sortir de ce plan foireux. Mais comme dans The Last of Us, ce second volet prend soin d’alterner les phases de grande tension et des phases de contemplation bien méritées. Il comporte ainsi quelques scènes de flash-backs vraiment marquantes.

Quid de la jouabilité ?

Au niveau de la jouabilité, The Last of Us Part II reprend la plupart des mécanismes du premier épisode. C’en est presque la copie conforme. Il y a quelques nouveautés comme la possibilité de ramper ou de se faufiler mais les deux jeux restent très semblables. Il est essentiel de récupérer tout ce qui traîne dans les tiroirs et les armoires des bâtiments visités pour ensuite confectionner ses kits de soin, ses pièges et améliorer les armes ainsi que les capacités de son personnage. Si vous n’avez pas apprécié ces éléments dans The Last of Us, alors il sera sans doute préférable que vous passiez votre tour car The Last of Us Part II en est remplis.

On peut également pointer du doigt la maniabilité un peu rigide du personnage. Contrairement à certains open-world, on ne se sent jamais entièrement libre dans ses déplacements. C’est un faux sentiment de liberté qui se dégage du jeu puisqu’au final, on doit aller là où les développeurs l’ont décidé. Ellie est ainsi capable de réaliser des prouesses physiques incroyables et le moment d’après, elle peut se retrouver bloquée par un élément du décor. Par exemple, il est impossible de sauter ou de s’accrocher à certaines caisses ou parois simplement parce qu’elles sont recouvertes de quelques lianes. Plongés dans l’aventure, on a tendance à l’oublier mais il faut pourtant admettre que le gameplay est parfois un peu frustrant.

Pour le reste, The Last of Us Part II est fidèle à son prédécesseur et laisse une grande liberté d’approche. On peut ainsi miser sur la discrétion en distrayant les ennemis en lançant des bouteilles ou des briques. On peut aussi essayer de les éliminer discrètement un par un. Enfin, on peut foncer dans le tas, même si le risque de tomber à court de munitions n’est jamais bien loin.

Une durée de vie considérable

Enfin, The Last of Us Part II se distingue par sa durée de vie. Alors qu’Uncharted 4 et The Last of Us proposaient des aventures d’environ 12h, The Last of Us 2 est le jeu le plus long conçu par Naughty Dog. Il nous aura fallu 24 heures pour en venir à bout mais comptez facilement 30 heures si vous prenez votre temps et que vous décidez d’explorer les moindres recoins des environnements et de fouiller chaque tiroir et chaque armoire du jeu.

Après 12h, on s’attendait à arriver à la fin du jeu. C’était sans compter un revirement scénaristique assez incroyable qui finalement doublera la durée de vie du jeu. Et comme Red Dead Redemption II, attendez-vous à un final… interminable ! La fin du jeu débloque un mode New Game+ qui permet de recommencer le jeu avec tous les équipements et améliorations obtenus lors de la partie précédente.

 

Notre verdict

Quelle claque ! The Last of Us Part II est bel et bien un petit chef-d’œuvre. Après six ans de travail, les développeurs de Naughty Dog ont créé une nouvelle pépite, un jeu marquant, au scénario prenant et à la réalisation impeccable. Si vous avez aimé The Last of Us, vous allez adorer The Last of Us Part II. C’est non seulement probablement le jeu de l’année 2020 mais aussi l’un des meilleurs jeux de la PS4. 4,5/5

Thomas Wallemacq

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Test de The Last of Us Part II
SOURCEThomas Wallemacq