Un Belge prêt à se contaminer volontairement dans le but de participer à une étude

Mladen ANTONOV / AFP

La méthode suscite la polémique: une étude américaine recherche des volontaires prêts à se contaminer au Covid-19 dans le but de trouver un vaccin efficace. Un programme auquel un Belge s’est déjà inscrit. 

Ce soir, VTM diffusera, via son émission Telefacts, un entretien avec un volontaire belge qui se dit prêt à se faire contaminer au Covid-19 dans le cadre d’une étude clinique pour le moins controversée.

C’est via un site américain que Arent Lievens s’est inscrit. Cet homme serait le premier Belge à avoir rejoint l’étude. « Un vaccin pourrait sauver jusqu’à 7.000 personnes par jour. Il faut donc qu’il soit développé le plus vite possible. L’idée de pouvoir y contribuer un peu a suffi à me convaincre aussitôt », explique-t-il. Grâce à cette étude, l’homme espère être immunisé à vie et pouvoir aller voir librement son père sans avoir peur de le contaminer. « Nous sommes trois enfants à pouvoir prendre soin de lui. Mon frère et ma sœur ont trop de contacts extérieurs, donc je suis le seul à m’occuper de lui. Si je pouvais être immunisé grâce à ce vaccin, alors je ne risquerais plus de le contaminer et pourrais m’occuper de lui en toute sécurité », raconte-t-il.

Et l’éthique? 

L’idée de cette étude clinique est d’injecter un probable vaccin aux sujets volontaires avant de tenter de les contaminer. Cette expérience se déroulera, bien entendu, de manière encadrée. Mais cela n’est pas sans risque et pose la question de l’éthique. « En Belgique, rien n’est encore planifié. Dès que les sociétés pharmaceutiques et les universités seront prêtes, elles prendront contact avec 1daysooner. C’est là que l’organisation fournira les noms et coordonnées de tous les volontaires inscrits. Cela permet juste de gagner du temps. Pour l’instant, rien ne s’est organisé en Belgique mais moi, je me tiens prêt. »

A l’heure d’écrire ces lignes, il y avait plus de 25.000 volontaires venant de 102 pays différents.