De longues files et certains magasins pris d’assaut

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Une bonne partie des commerces rouvraient leurs portes au grand public ce lundi dans le cadre de la deuxième phase de sortie du confinement. Certaines grandes enseignes (Ikea, Action, Decathlon, Primark…) étaient prises d’assaut dès les premières heures de la matinée, mais dans l’ensemble les syndicats n’ont pas constaté de débordement majeur.

De longues files se sont ainsi formées à l’ouverture des Ikea d’Anderlecht et de Hognoul. L’enseigne suédoise avait prévu le coup en installant des barrières afin de faire respecter les distances et le flux des clients, et en leur proposant du gel désinfectant à l’entrée.

A Bruxelles, la réouverture des magasins s’est déroulée dans le calme. Des files se sont toutefois formées devant certaines enseignes de la rue Neuve, mais pas plus que ce qui était attendu.

Les autorités communales de Bruxelles s’attendaient à une certaine affluence devant quelques enseignes de la rue Neuve, artère commerçante habituellement bondée, pour la réouverture des magasins ce lundi. La Ville avait fait disposer des barrières nadar pour diviser la rue en deux sens de circulation et ainsi éviter les croisements.

La galerie commerçante City 2, située au bout de la rue, avait également pris plusieurs dispositions pour fluidifier les allées et venues.

Mis à part donc quelques files devant certaines enseignes, notamment Galeria Inno, Primark et Vanden Borre (City 2), la rue Neuve n’était pas sur-fréquentée ce lundi matin. D’autres rues commerçantes, comme la rue Dansaert, la rue de Flandre et le boulevard Anspach, sont elles aussi restées relativement calmes.

« Traditionnellement, le lundi matin n’est pas un moment de grande affluence. Il faudra voir dans les prochaines heures et le restant de la semaine », souligne Myriam Delmée, présidente du Setca, en charge du commerce.

Certains citoyens avaient suivi la forte recommandation de port d’un masque de protection.

« On s’en réjouit, mais il faut voir ce qu’il se passe maintenant à l’intérieur du magasin. Si le masque fait croire à celui qui le porte qu’il peut négliger les autres règles (distance sociale…), ça ne sert à rien », ajoute Mme Latawiec.

Mme Delmée déplorait de son côté que de nombreux clients n’en portaient pas. « Beaucoup ne semblent pas comprendre l’intérêt du masque dans la protection des travailleurs », souligne-t-elle.