Des médecins indiens tentent de sauver la vue d’une fillette violée et aveuglée par son agresseur

AFP / D. Sarkar

Des médecins indiens ont tenté vendredi de sauver la vue d’une enfant de sept ans victime d’un viol et dont les yeux ont été volontairement abîmés pour qu’elle ne puisse pas identifier son agresseur, a indiqué la police.

Un homme de 21 ans a été arrêté à la suite de cette agression qui s’est produite dans l’Etat de Madhya Pradesh (centre).

Cette fillette a été attirée dans une maison abandonnée alors qu’elle jouait avec des amis mercredi soir, a expliqué un haut responsable de la police, Hemant Chauhan.

Quand elle a été retrouvée, ses mains étaient attachées et elle souffrait de graves blessures aux yeux.

Le suspect, qui vivait à proximité, a été arrêté jeudi et a avoué ce crime, selon M. Chauhan.

« Une agression infâme et dégoûtante »

« Il a appuyé très fort avec ses doigts sur les yeux de la fille. Les médecins font leur possible pour sauver ses yeux. Nous avons bon espoir », a souligné M. Chauhan.

Swati Maliwal, responsable de la Commission des femmes à Delhi, a qualifié cette agression d' »infâme et dégoûtante ».

« Je demande le châtiment le plus sévère pour ces montres », a déclaré Mme Maliwal sur Twitter.

En Inde, « la loi du silence qui prévaut encore »

Cette agression intervient un mois après l’exécution de quatre homme pour le viol collectif d’une étudiante dans un bus de Delhi en décembre 2012. Ce drame avait révulsé l’Inde mais également le reste du monde. Il avait mis en lumière la question de des violences sexuelles faites aux femmes dans le pays et entraîné l’adoption de lois plus sévères à l’encontre des violeurs.

Quelque 34.000 viols ont été signalés aux autorités indiennes en 2018, selon les chiffres officiels.

Madhya Pradesh est l’Etat indien qui enregistre le plus grand nombre de viols: 6.500 en 2018.

Selon des experts, ces chiffres constituent la partie émergée de l’iceberg, en raison de la loi du silence qui prévaut encore souvent dans cette société patriarcale.