Final Fantasy VII Remake : est-ce que ça valait le coup d’attendre 5 ans ?

Final Fntasy VII remake

En 2015, les équipes de Square Enix annoncent qu’elles travaillent sur le remake du jeu mythique Final Fantasy VII. Cinq ans d’attente, c’est long mais le jeu sort enfin ce 10 avril sur PS4 et Metro a eu la chance de jouer à la version complète. Après une semaine de test, confinement oblige, voici ce que nous pensons après avoir terminé ce nouveau jeu vidéo.

Le jeu original Final Fantsy VII est sorti en 1997 sur la toute première console Playstation. Des graphismes très polygonaux, pas très jolis si on les regarde avec nos yeux de 2020 mais une histoire magnifique et un gameplay révolutionnaire pour l’époque et pour la licence Final Fantasy. Grâce aux évolutions technologiques actuelles, Square Enix a voulu revenir sur un de ses plus gros succès et surfer sur la vague des remakes… Bonne idée ? Ça reste à discuter. Les fans, eux, sont heureux de rejouer avec les héros de groupuscule révolutionnaire Avalanche : Cloud, Tifa, Aerith, Barret et… Eh bien c’est tout ! Car oui, dans Final Fanatsy VII Remake, nous n’avons pas toute l’histoire ni tous les personnages (jouables) d’un coup. Square a voulu prendre le parti de pousser la console PS4 dans ses retranchements techniques, mettre le paquet sur des graphismes et des cinématiques à couper le souffle et donc, toute l’histoire ne pouvait pas tenir dans un seul jeu.

On en prend plein les yeux !

Ce « premier épisode » est exclusivement et seulement consacré à la première partie du jeu original : la métropole de Midgar. C’est toujours bel et bien la même histoire du héros Cloud qui rejoint les révolutionnaires « écolos » qui s’en prennent à la Shinra, une compagnie électrique qui pompe toute l’énergie de la Planète.

Dès les premières images du jeu, on en prend plein les yeux et la modélisation de Midgar est juste somptueuse. On se surprend même à ne pas voir de transition entre une cinématique et la prise en main réelle du jeu. On souligne aussi le rendu des ombres et des lumières assez incroyable. Mais, c’est là où le serpent se mord la queue… En voulant ne prendre qu’un parti pris visuel, un joueur non averti ne trouvera pas le gameplay très gratifiant, ni les environnements très variés. Pour faire simple, notre épopée passe des égouts aux quartiers chics en passant par les bidonvilles ou par les réacteurs à faire exploser. Un univers industriel très redondant donc pour ce premier volet. On déplore aussi la frustration occasionnée par l’encloisonnement narratif : couloir – combat – cinématique – couloir – combat, etc…

Un système très linéaire, parfois frustrant

Cependant, le jeu nous emmène parfois vers des zones un peu plus développées qu’une simple route : Wall Market, les bidonvilles des secteurs 5 et 7 qui nous invitent à l’exploration avec un système de quêtes allongeant ce jeu au point que l’on peut le trouver assez répétitif à certains moments (il faudra compter entre 30 et 50 heures pour finir le jeu à 100 %). Le joueur de 2020 a pris l’habitude de voyager sur de grandes maps, d’être libre de ses choix et de ses mouvements, d’être récompensé pour sa curiosité mais, ici, Final Fantasy VII Remake revient vers un système très linéaire et qui fruste occasionnellement le joueur avec, par exemple, des murs invisibles (Cloud ne sait pas enjamber une barrière de 30 cm de hauteur mais il est capable de faire un bond de 10m de haut lors d’un combat… cherchez l’erreur).

Final Fantasy VII Remake© 2020 SQUARE ENIX LTD. All Rights Reserved.

Des combats nerveux et dynamiques

Là où Square Enix a connu ses heures de gloire fin des années 90, on sent avec ce nouveau jeu (et ce depuis Final Fantasy XII) une recherche perpétuelle de dépoussiérer le système de combat pourtant innovateur à l’époque. Les développeurs cherchent encore et toujours une formule gagnante et, si pour FF7R le nouveau système est nerveux, dynamique et visuellement bluffant, le joueur paie les pots cassés de ces combats imparfaits avec une caméra aux fraises et avec une visibilité chaotique tellement il y a d’effets dans tous les sens. Il faut bien plus de 10 chapitres avant de commencer à maîtriser ce système et à y prendre du plaisir. Car, oui, du plaisir il y en a dans ce jeu, on parle plutôt de plaisir pour les fans de retrouver tous les codes et moments clés de la version de 97. On salue l’effort de Square Enix sur le développement des personnages, des trames narratives et on les remercie de nous offrir un jeu aussi joli.

Le jeu a également le mérite de nous tenir en haleine du début à la fin. Et sans spoiler, une fin épique qui nous fait suer de la manette pendant quelques heures. Pour ceux qui feront le jeu en mode « normal », dans l’ultime chapitre, il leur faudra du skill, échouer et recommencer afin de venir à bout de la succession de boss. Mention spéciale aussi pour la bande originale majestueuse de Nobuo Uemastu qui vaut largement les 80 € dépensés pour l’édition vinyle collector.

Notre verdict

Metro donne la note de 4/5 pour Final Fantasy VII Remake,  un chef d’œuvre visuel qui clôture cette génération de console en beauté. Malgré ses défauts de gameplay, il rend hommage au jeu d’origine et trouvera public parmi les fans de la licence. Quant aux nouveaux venus, il n’est pas encore certain qu’ils seront réellement séduits par ce remake… Mais ceci fera l’objet d’un autre article…

Benoit Focant

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REVIEW OVERVIEW
Final Fantasy VII Remake
SOURCEBenoit Focant