Le pois jaune, alternative à la viande et nouvelle protéine tendance

©LauriPatterson / IStock.com

Sans OGM, sans gluten, ces pois jaunes sont au croisement des deux révolutions, alimentaire et climatique. Avec 23% de protéines en moyenne, ils sont l’une des alternatives possibles à la viande.

Le « poulet cultivé », imitation de volaille proposée par la start-up zurichoise Planted Chicken, est réalisé à base de protéines de pois jaune. Le « burger végétal » de l’entreprise américaine Beyond Meat aussi, même s’il est teinté de jus de betterave.

Longtemps réservés à l’alimentation animale et parents pauvres de la gastronomie et de l’agriculture, les pois jaunes redeviennent tendance dans les champs, car très recherchés par les industriels de l’agroalimentaire et la « foodtech » sous l’effet de la mode végane et du développement des alternatives à la viande.

Un pois qui revient de loin

Ce pois qui ressemble un peu au pois chiche, en plus petit, est récolté sec et dur en juillet en France – alors que le pois vert est récolté frais en mai-juin. Et il revient de loin.

En 2019, la France en a cultivé 154.000 hectares, selon les déclarations de surface faites pour les demandes de subventions de la politique agricole commune européenne (PAC). Au creux de la vague, en 1981, il était tombé à 75.000 hectares, exclusivement réservés alors à l’alimentation animale.

« Il y a de plus en plus d’industriels qui extraient la protéine de pois pour les fausses viandes de synthèse », explique à l’AFP Judith Burstin, généticienne de l’institut de recherche Inrae Dijon, qui a piloté les équipes ayant séquencé le génome du pois en 2019.

Sans OGM et sans gluten

Sans OGM, sans gluten, ces pois jaunes sont au croisement des deux révolutions, alimentaire et climatique, souligne Mme Burstin: avec 23% de protéines en moyenne, ils sont l’une des alternatives possibles à la viande. La plante, une légumineuse, a aussi la particularité de capter l’azote de l’air pour nourrir le sol, permettant ainsi une réduction des engrais chimiques.