La pollution chute à New York

AFP / Johannes Eisele

Depuis que les habitants de New York restent confinés chez eux pour endiguer l’épidémie, les niveaux de monoxyde de carbone ont considérablement baissé, selon le Daily Mail. Le nombre de véhicules dans les rues a en effet drastiquement diminué.

En Chine, les animations satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) avaient montré une baisse de près de 40% des niveaux de dioxyde d’azote dans l’atmosphère.

Aux Etats-Unis, des chercheurs de l’Université Columbia ont également constaté que le niveau de monoxyde de carbone à New York avait même baissé de près de 50% en glissement annuel, le taux de circulation dans les rues ayant chuté de 35% depuis l’épidémie de coronavirus.

Cependant, alors que la quarantaine commence doucement à être levée en Chine, l’ESA a pu constater que ces émissions commencaient déjà à augmenter dans certaines parties du pays. Les scientifiques expliquent en effet qu’une fois l’activité économique redémarrée, les niveaux de pollution redeviendront « normaux ».

« Le dioxyde d’azote étant principalement produit par le trafic et les usines, il s’agit d’un indicateur de premier niveau de l’activité industrielle dans le monde », a expliqué Josef Aschbacher, directeur des programmes d’observation de la Terre à l’ESA. « Ce qui est clairement visible, c’est une réduction significative des niveaux de dioxyde d’azote sur la Chine, causée par une activité réduite en raison des restrictions, mais aussi du nouvel an chinois en janvier. »

Un court répit

Selon le professeur Róisín Commane, de la Columbia University, le ralentissement économique général auront un impact sur les émissions mondiales. « Je m’attends à ce que nous ayons la plus petite augmentation de CO2 dans l’hémisphère nord depuis 2009, ou même avant », a-t-elle déclaré à la BBC.

« Cela dépendra de la durée de la pandémie et de l’ampleur du ralentissement dans l’économie, en particulier aux États-Unis », a ajouté Corinne Le Quéré de l’Université d’East Anglia. « Mais je pense que nous verrons très probablement quelque chose dans les émissions mondiales cette année. »

Par contre, une fois que les économies commenceront à se remettre de la crise et que les personnes sortiront de leur isolement, on devrait revenir aux niveaux d’avant le virus, voire même les dépasser.